Nord-Kivu : La LUCHA exige des poursuites judiciaires contre le maire policier de Beni après le meurtre de son activiste

Photo : Droit tiers

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) condamne le meurtre de son activiste répondant au nom de Mumbere Ushindi, tué le lundi 24 janvier dernier lors de la répression d'une manifestation pour dénoncer la persistance de l'insécurité au Nord-Kivu et particulièrement à Beni en dépit de l'état de siège.

Dans un communiqué parvenu à 7SUR7.CD, la LUCHA indique que les responsables des troupes policières et militaires déployées pour réprimer la manifestation sont connus et doivent répondre de cet acte.

Ce mouvement pointe du doigt le maire policier de la ville de Beni, le commissaire supérieur Narcisse Mukeba, ainsi que le commandant urbain de la Police Nationale Congolaise.

« La LUCHA condamne le meurtre de Mumbere Ushindi Dorake, et plus généralement, le recours abusif et prémédité à la force létale et à la torture par les forces dites de sécurité contre la population de Beni, et exige la suspension et les poursuites en procédure de flagrance et en public contre les des commissaires supérieurs Narcisse Mukeba (maire de la ville de Beni) et Jean-Sebastien Kahuma Lemba (commandant de la  police/ville de Beni) pour avoir détourné la police et l’armée de leur mission, et ordonné l’usage abusif de la force et des armes de guerre contre des manifestants non armés, voire contre la population civile en général », peut-on lire dans ce communiqué de la LUCHA.

Lundi dans l'avant-midi, des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des manifestants qui pourtant, avaient appelé à une journée ville morte pour exiger la levée de l'état de siège, qualifié d'inefficace pour restaurer la sécurité dans l'Est du pays. Outre ce décès, une trentaine de personnes ont été interpellées.

Depuis 2019, Mumbere Ushindi est le troisième activiste de la LUCHA qui est abattu à Beni dans des manifestations contre l'insécurité. Il vient après Obadi Muhindo et Freddy Kambale, tués respectivement en 2019 et en 2020.

Glody Murhabazi, à Goma