Kongo-central : L’APLTP ouvre la 2e session de l'atelier de formation sur les enquêtes et investigations sur la traite des personnes  en RDC

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Après la session de Kinshasa, l'Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP) a entamé, ce vendredi 24 juin 2022 dans la ville de Matadi, la deuxième session de l'atelier de formation sur les enquêtes et les investigations sur la traite des personnes en République démocratique du Congo. 

Les participants à cette formation sont des acteurs de première ligne dans la chaîne pénale, entre autres les magistrats du parquet et les officiers de police judiciaire (OPJ).

Pour Eric Kuku, coordonnateur adjoint de cette agence rattachée à la présidence de la République, cet atelier vise à outiller les acteurs chargés de réprimer les infractions, précisément celles qui tombent dans le cas de la traite des personnes.

"Ce qui nous intéresse en lançant cet atelier sur les investigations et enquêtes sur la traite des personnes, c'est de pouvoir, justement en application des lois qui existent en RDC, obtenir de manière spécifique des cas de traite des personnes. Donc, les identifier, faire des statistiques de cas de violation des droits de l'homme en matière de traite des personnes et pouvoir obtenir, avec l'intervention de tous ces acteurs de première ligne, des poursuites réelles", a-t-il déclaré dans son discours, au nom de la coordonnatrice de l'APLTP, Cécile Meta.

Théodore Kabala, 1er substitut du procureur de la République du parquet de grande instance de Matadi a, quant à lui, mis en garde  les pratiquants de différentes formes de la traite des personnes. 

"Nous sommes outillés par l'APLTP sur la  prévention de la traite des personnes. C'est une pratique qui est ancienne mais qui a changé ces jours-ci. Comme elle a pris de l'ampleur, il était nécessaire que l'APLTP soit mise en place et que nous puissions avoir l'arsenal nécessaire pour assurer la répression et la prévention de cette pratique. Nous disons aux personnes qui commettent la traite des personnes de faire attention parce que la loi existe. Quand elles recourent à cette pratique et qu'elles tombent dans le filet de la loi, qu'elles sachent que la loi ne va pas les pardonner. Elles seront sanctionnées sévèrement", a-t-il averti.

Dans les flux migratoires qui sont courant entre le Kongo-Central et l'Angola mais aussi le Congo-Brazzaville, des ONG épinglent souvent des cas de traite des personnes, entre autres l'exploitation sexuelle des jeunes filles et la vente d'enfants. 

A l'issue de cet atelier, ces acteurs de première ligne seront aptes à convertir des telles dénonciations en des dossiers judiciaires, a fait savoir le coordonnateur adjoint de L'APLTP.

Pour rappel, le projet de loi qui criminalise la traite des personnes est actuellement en plein toilettage au sein d'une commission mixte composée de la commission des Droits de l'homme et la commission Politique, administrative et politique (PAJ) de l'Assemblée nationale. Il avait été déclaré recevable par la plénière le 11 juin dernier .

Bienfait Luganywa