AGOA : Un économiste encourage le gouvernement, le parlement et les producteurs congolais à prendre part au forum prévu en juillet à Dallas

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Patrick Onoya encourage le gouvernement, le parlement et les producteurs congolais à prendre part au déjeuner d'affaires qu'organise la Chambre de commerce de Dallas dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA).

Cet expert en matière économique l'a dit au cours d'un dîner d'affaires qu'il a co-animé à Kinshasa ce 25 juin 2022 sur l'analyse de bénéfice tiré par la RDC de l'AGOA, deux ans après sa réadmission.

« Cette mission d'échange va permettre au gouvernement, lui qui gère le secteur privé et l'économie du pays, le parlement qui le surveille ainsi que les producteurs congolais eux-mêmes pour aller découvrir les opportunités d'AGOA... Le gouvernement congolais est autant que la plupart de gouvernements africains, plus orienté vers l'aide au développement que vers les échanges. Or, le commerce international peut contribuer largement à la croissance économique ainsi qu'au développement. Parce que, comme nous l'avons dit, à travers AGOA, un ensemble des structures américaines peuvent intervenir pour assurer le développement des producteurs locaux", a-t-il signifié. 

Par ailleurs, Patrick Onoya a recommandé la normalisation et la standardisation du label "Made in Congo" pour favoriser les exportations congolaises vers les USA qui sont, selon lui, un grand marché d'exportation de la bonne qualité du café congolais par exemple de par leur statut de premier consommateur mondial du café.

« Le made in DRC ou le made in Congo, selon le cas, doit pouvoir avoir un contenu, un standard de qualité, et pour cela deux approches sont possibles. La première est celle soutenue par le gouvernement, qui consiste à soutenir les producteurs locaux. Mais la seconde approche est celle de s'appuyer sur les structures sous-régionales comme la SADEC ou le CEEAC, ainsi de suite... pour travailler de commun accord vers un ensemble des normes de standard de production qui seraient acceptables au niveau international", a-t-il ajouté. 

Il sied de savoir que sur le plan agricole, la RDC produit notamment les feuilles de tabac, le blé, le café vert, le caoutchouc naturel (séché), les fèves de cacao, le bois et l'huile de palme.

Mais à ce jour, plusieurs données établissent un faible taux d'échanges commerciaux entre la RDC et les États-Unis depuis 2009 malgré ce statut de pays préférentiel en terme commercial  dont bénéficie le pays dans le cadre de l'AGOA.

Moïse Dianyishayi