Agression de la RDC par le M23/Rwanda : Un membre de l’Union Sacrée fustige le « silence » de sa famille politique

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Jean-Thierry Monsenepwo, membre de l'Union sacrée, a, dans une interview accordée à la presse le lundi 27 juin 2022, dénoncé le silence des responsables de la majorité au pouvoir face aux questions sociales et sécuritaires du pays, y compris l'agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda.

À l'en croire, c'est en cette période que l'Union sacrée doit faire entendre sa voix pour soutenir les efforts diplomatiques du chef de l'État et de l'armée nationale.

« Vous devez savoir que l'Union sacrée est une force politique extraordinaire qui compte à son sein des femmes et des hommes des valeurs. C'est grâce à cette force politique que le Congo engrange aujourd'hui des résultats positifs dans plusieurs domaines de la vie sociale du pays. Mais seulement en tant que force politique ayant comme entre autre atout la majorité parlementaire, il est plus que nécessaire qu'en cette période elle puisse faire entendre sa voix en soutient aux actions du chef de l'État et du gouvernement face à cette agression du Rwanda via les terroristes du M23. Aujourd'hui, l'Union sacrée est une masse sans énergie, corps d'élite sclérosé dans le confort du pouvoir », a déclaré Thierry Monsenepwo.

Selon le président de la Ligue des jeunes du parti de Lambert Mende, tout se passe comme si l'Union sacrée a pris le pari de rester spectatrice.

« La dernière fois qu'elle a battu le rappel de ses troupes, c'était pour le partage du pouvoir dans les exécutifs provinciaux. Tout se passe comme si l'Union sacrée a pris le pari de rester spectatrice face aux soubresauts des envahisseurs », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il dit souhaiter que sa famille politique ne va pas continuer à se comporter comme un corps d'élite sclérosé, mais plus comme une vraie plateforme qui porterait sa voix à celle aujourd'hui montée très haut, non seulement par le chef de l'État par voie diplomatique et militaire, mais aussi par les FARDC contre cette énième agression.

Roberto Tshahe