Manifestations anti-MONUSCO : Félix Tshisekedi exige que justice soit faite pour toutes les victimes 

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Le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, lors de la réunion du conseil des ministres du 29 juillet 2022, exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles des Congolais et celles des casques bleus, décédés à la suite des manifestations contre les installations de la Mission de l'Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) dans les villes de Goma, Butembo et Uvira.

C'est ce qu'indique le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, dans le compte-rendu du conseil des ministres qui s'est tenu par vidéo-conférence.

D'après la même source, Félix Tshisekedi a rappelé que la République démocratique du Congo a une longue relation de coopération avec la MONUSCO parsemée par des échecs souvent mentionnés mais aussi par beaucoup de réussites. 

« Il a indiqué qu'un Plan de retrait progressif et échelonné de la MONUSCO à l'horizon 2024, conformément à la résolution 2556 du conseil de sécurité du 18 décembre 2020, a été signé en septembre 2021 », a indiqué le chef de l'État cité par le ministre de la Communication et Médias. 

À en croire le chef de l'État, c'est sur cette base que la MONUSCO s'est retirée de la province du Tanganyika le 30 juin dernier.

Dans la foulée, le président Tshisekedi a souligné que le retrait réclamé par la population de l'Est est déjà en cours d'exécution. 

« Une communication appropriée devrait mettre les populations à l'abri de la manipulation des ennemis de la République qui agitent le spectre de retrait de la MONUSCO non pas par amour pour le Congo, mais plutôt pour servir leurs propres intérêts », a martelé le chef de l'État. 

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a déploré et condamné les violences observées récemment dans la province du Tanganyika.

« Justice doit impérativement être faite pour toutes les victimes tombées au cours de ces manifestations », a exigé le président Tshisekedi. 

C'est ainsi que la ministre d'État en charge de la Justice, Rose Mutombo, a été chargée de s'assurer de l'aboutissement rapide des enquêtes en cours qui impliquent l'auditorat militaire ainsi que les services spécialisés de la MONUSCO. Un rapport est attendu au prochain conseil des ministres quant à ce.

De son côté, le vice-premier ministre de l'Intérieur, Daniel Aselo, a été chargé de veiller scrupuleusement à l'encadrement des manifestants. 

La population et particulièrement la jeunesse, a été invitée de résister à toute forme de manipulation et de privilégier les voies légales pour toute revendication. 

« L'un des moyens efficaces de résister à ces agressions injustes sur notre territoire, demeure notre capacité à démontrer que nous pouvons revendiquer nos droits dans le respect des lois établies et que tout le monde doit veiller à l'observance du cadre constitutionnel et légal qui les régit », estime le chef de l'État. 

Félix Tshisekedi a conclu son propos en appelant la population de la République démocratique du Congo en général, et celle de l'Est en particulier, au calme comme le Gouvernement Sama Lukonde l'a fait récemment.

Jephté Kitsita