Élections 2023 : La SYMOCEL sensibilise des communicateurs des partis politiques à ne pas user des discours de haine

Dimanche 26 février 2023 - 11:13
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À l'approche des joutes électorales prévues au mois de décembre, la Synergie des Missions d'Observation Citoyenne des Élections (SYMOCEL) met la main à la pâte pour un espace politique dépourvu des discours de haine, de dénigrement et de xénophobie constituant une menace réelle à la paix en RDC. 

C'est dans le cadre de ce plaidoyer que cette plateforme de la société civile a convié le samedi 25 février 2023 à Kinshasa, les communicateurs des partis politiques (PPRD, UDPS, MLC, Ensemble pour la République, Envol, AFDC, ECIDé, MLP, PALU, Nouvel Élan, ACP, etc.) à une journée d'échanges pour les sensibiliser à user de la communication non violente en vue de réduire tant soit peu la propagation des discours de haine. 

« Considérant les conséquences néfastes des discours de haine, la SYMOCEL a estimé qu'il était important d'inviter les acteurs politiques, le CSAC y compris quelques journalistes pour essayer justement de réfléchir sur les mécanismes pouvant mettre un terme à ce fléau. Nous voulons que le processus électoral actuel soit débarrassé complètement des discours de haine pour que les élections prochaines soient apaisées et inclusives. Les discours de haine ont notamment pour conséquence la légitimation de l'exclusion. Nous estimons que ce sont des discours très dangereux. Il faut que les acteurs politiques prennent conscience pour y mettre fin », a déclaré à la presse Jean-Claude Sadi, chargé des programmes de la SYMOCEL.

Durant cette journée d'échanges, le professeur François Elika a exposé sur la communication non violente et les rôles des partis politiques dans la construction d'une démocratie. Prenant le relai, le vice-président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Bruno Mbolison, s'est appesanti sur le rôle de son institution dans la lutte contre les discours incendiaires et haineux en période électorale. 

De la bouche des participants, ces échanges sont d'une grande importance pour préserver le vivre-ensemble, la cohésion et la paix avant, pendant et après les élections.  

« Cet atelier nous a permis de comprendre le cadre juridique pouvant nous permettre de combattre les discours de haine avant, pendant et après le processus électoral. Nous avons appris des connaissances sur la communication non violente pour ne pas tenir ou relayer des messages incitant la population à la haine. Les élections sont une compétition. Nous voulons une compétition qui va se tenir dans un climat de paix, de convivialité et d'amitié », a fait savoir Bruce Matadi, membre de l'UNC. 

Quelques propositions ont été formulées pour diminuer la diffusion des messages incitatifs à la violence et à l'hostilité. Il s'agit notamment de la consolidation de la collaboration entre la SYMOCEL et le CSAC. 

En dehors de son unité de monitoring des médias qui évalue l'environnement (juridique, administratif et politique) médiatique, la SYMOCEL tient à cœur l'observation qualitative des élections et la recherche d'un processus électoral apaisé. 

Elle compte élargir son plaidoyer auprès des membres influents des institutions et acteurs politiques de premier rôle pour des échanges interactifs autour de la problématique concernant les discours de haine et ses conséquences fâcheuses dans la mise en œuvre du processus électoral avant de formuler ses recommandations. 

Merveil Molo