RDC : Le parti de Katumbi rejette les accusations de l'armée contre Salomon Kalonda et appelle ses militants au calme

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Le parti politique Ensemble pour la République a rejetté les accusations selon lesquelles Salomon Kalonda, bras droit de Moïse Katumbi, serait en contact avec les rebelles du M23 et certains officiers de l'armée rwandaise pour déstabiliser la République démocratique du Congo.

Dans un point de presse tenu ce mardi 06 juin 2023 à Lubumbashi, Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général de Ensemble pour la République, a précisé que l'arrestation du conseiller spécial de Katumbi et sa séquestration durant une semaine se sont faites dans la violation des prescrits de la loi. D'où, les accusations contre la personne de Salomon Kalonda.

« L’enlèvement de monsieur Salomon Kalonda, sa séquestration pendant une semaine et la publication des griefs mis à sa charge pour son transfèrement devant les juridictions militaires se font dans l’illégalité totale et relèvent des abus d’un pouvoir déstabilisé par la présence à Kinshasa de notre président national. Tout le monde le sait, même si le régime du président Fatshi voulait bétonner sa face dans un livre de record du mensonge et des affabulations, il n’avait pas besoin de convier le public à consommer des accusations fantaisistes et des insinuations de connivence avec le Rwanda quand on sait jusqu’à un passé récent, la proximité du point de Kinshasa avec le régime rwandais dont les autorités ont été applaudies et présentées comme des partenaires fiables par ce régime », a-t-il déclaré au micro tenu par 7SUR7.CD.

Dans la foulée, le parti de Moïse Katumbi affirme regretter de constater que le pouvoir en place puisse dégrader l'armée congolaise. Une situation qui crée, selon Ensemble pour la République, une rupture de confiance entre les institutions du pays et les Congolais.

« Après avoir avili la présidence de la République, théâtralisé le parlement, caporalisé la Cour constitutionnelle et d’autres juridictions civiles, dégradé la police nationale, le régime Béton s'emploi maintenant à dégrader l’armée. Il est indigne et même irresponsable de mêler les services militaires à des sales besognes politiciennes alimentées par les racontars des réseaux sociaux. Hier, le service des renseignements militaires a été soldé par une posture de politique partisane. Finalement, ce pouvoir encourage activement la rupture de confiance entre le peuple congolais et toutes les institutions et services publics censés d’œuvrer pour le bien commun », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti de Moïse a appelé ses adeptes au calme et à la retenue.

« Face à cette dérive totalitaire du pouvoir en place et à l’acharnement sur tout ce qui est de Ensemble pour la République, nous appelons tous nos cadres, membres et sympathisants au calme, à la responsabilité et au sens de devoir envers la patrie que nous voulons solidaire et apaisée", a-t-il souhaité.

Il est à rappeler que dans un point de presse tenu le lundi 05 juin dernier à Kinshasa, le colonel Kangoli Ngoli, conseiller juridique à l'état-major de renseignements militaires, a fait savoir que 3 griefs sont reprochés à Salomon Kalonda. Il a cité la détention illégale d'arme à feu et de munitions de guerre, l'atteinte à la sûreté de l'État et l'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Patient Lukusa, à Lubumbashi