
Le Tribunal administratif de Paris, en France, a rejeté la requête de l'association Convergence pour l'émergence du Congo contestant la décision du préfet de police sur le report ou l'annulation du concert caritatif « Solidarité Congo».
Dans une ordonnance notifiée à cette association depuis le 2 avril 2025, la juge des référés du Tribunal administratif parisien, Pascale Bailly, a estimé que la demande de cette organisation de la diaspora congolaise ne présente pas un caractère d'urgence.
« Il résulte de l'instruction que le préfet de police n'a pas pris aucune décision, mais a seulement, par une publication sur le réseau social X, annoncé qu'il allait demander aux organisateurs le report du concert à une autre date que celle du 7 avril eu égard aux risques de troubles à l'ordre public et qu'à défaut, il lancera une procédure d'interdiction de la tenue de l'événement. Par cette seule publication, le préfet de police ne saurait être regardé comme ayant porté par son action une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par conséquent, la requête présentée par l'association Convergence pour l'émergence du Congo doit être rejetée en toutes ses conclusions», lit-on dans cette ordonnance de la juridiction de la ville parisienne.
L’association Convergence pour l’émergence du Congo avait saisi le Tribunal administratif de Paris pour contester la décision du préfet de police pour le report du concert « Solidarité Congo », qui était prévu le 7 avril à l’Accor Arena.
Selon la lettre de cette organisation congolaise adressée au tribunal administratif parisien, le préfet de police de Paris tenterait de bloquer l’événement, sous la pression de la Communauté Rwandaise de France (CRF), qui demandait son report au motif qu’il coïncidait avec la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsis.
Après le report souhaité par la préfecture de police de la ville de Paris saisie par la mairie, les organisateurs ont récemment annoncé une nouvelle date de l'événement. Il aura lieu le 22 du même mois dans la salle Accor Arena à Paris, en France.
Raphaël Kwazi