Ce mardi 13 janvier, lors du premier échange intergénérationnel organisé à Kinshasa, le porte-parole du Gouvernement Suminwa est revenu sur l’accord de paix signé entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, et entériné par les présidents des deux pays le 4 décembre dernier.
Patrick Muyaya, qui s’est exprimé sur la thématique « Processus de Doha et de Washington : vers une paix durable ? Analyse des rapports de force et des acteurs clés », a martelé que cet accord ne consacre pas une cession des terres au Rwanda.
« Dans l’accord de paix, nos lignes rouges ont été respectées. Aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le ministre de la Communication et des Médias a dénoncé le rôle du Rwanda dans le soutien aux groupes armés qui sèment terreur et désolation dans l’Est de la RDC.
« Le FDLR comme le M23 n’existent que par la volonté du Rwanda, et leurs avancées ne sont possibles que parce que certains Congolais trahissent leur pays », a-t-il affirmé, avant de rejeter toute accusation de discours de haine au sein de la société congolaise.
Quant au processus de Doha, le ministre Muyaya a indiqué qu’une déclaration de principes avait été signée et que huit problématiques avaient été identifiées, dont le cessez-le-feu et les échanges de prisonniers figurent parmi les premières avancées.
« Ces textes sont publics. Aucun accord signé dans le cadre de Doha ou de Washington n’est secret », a-t-il rassuré, tout en appelant à une mobilisation « collective et durable » pour en finir avec la guerre dans l’Est.
Cet échange a connu la participation du vice-premier ministre du Budget, Daniel Mukoko Samba, du secrétaire général d’Ebuteli, Fred Bauma, et du directeur général de Glorhis Multiservices SARL, Don Mbuyi, autour des jeunes.
Prince Mayiro