L’Assemblée provinciale du Sankuru a décidé de mettre un terme à la gestion décentralisée et opaque des recettes publiques. Désormais, aucun franc collecté auprès des contribuables ne pourra être dépensé à la source. Une réforme majeure visant à renforcer la transparence financière et à améliorer la capacité de la province à répondre aux besoins de sa population.
Cette décision intervient après l’adoption du budget provincial pour l’exercice 2026. L'Organe délibérant a formellement instruit l’ensemble des services générateurs de recettes, ainsi que la Régie financière provinciale, de verser l’intégralité des fonds collectés dans un compte unique de la province.
La décision, officiellement notifiée au ministre provincial en charge des Finances, met fin à une pratique longtemps décriée : le partage et l’utilisation des recettes à la source, souvent pointés du doigt pour leur manque de traçabilité et leur faible impact sur le développement local.
« Chaque budget au Sankuru n'a jamais été exécuté même à 10 %. Et nous avons vu la cause de non-mobilisation de recettes, tout le monde consomme à la source. Nous nous sommes dit qu'on pouvait mobiliser au moins 30 ou 40 % et pour y arriver, nous interdisons formellement la consommation à la source », déclare à 7SUR7.CD Salomon Osako, président de l'Organe délibérant le 14 janvier 2026.
Selon les élus provinciaux, cette mesure vise avant tout à reprendre le contrôle effectif des ressources financières, dans un contexte avec lequel la province peine à financer ses priorités essentielles, notamment les infrastructures, la santé, l’éducation et les services sociaux de base.
Pour rappel, l'Organe délibérant souligne que cette réforme est non seulement opportune, mais indispensable.
Alain Saveur Makoba, à Kananga