Dans un communiqué rendu public le 19 janvier 2026, la France a salué la réunion de haut niveau consacrée à la consolidation des efforts de paix dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs, tenue le 17 janvier dernier, à Lomé, dans le but de contribuer à un règlement politique durable du conflit dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre multipartite visait à renforcer la cohérence diplomatique autour des mécanismes de médiation régionaux et internationaux, avec le concours du président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine pour la résolution des conflits dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
La participation française s’inscrit dans la continuité des processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que des efforts portés par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine en faveur d’un règlement politique durable de la crise. Pour Paris, la désescalade militaire, la cessation vérifiable des hostilités et le retrait des forces étrangères du territoire congolais demeurent des préalables essentiels.
La France a rappelé, à cette occasion, les engagements pris lors de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 pour la paix et la prospérité dans les Grands Lacs, coprésidée par le Togo.
Un premier état d’avancement a été présenté à Lomé concernant les promesses financières annoncées par 70 États et organisations internationales, évaluées à 1,5 milliard d’euros. La totalité des financements humanitaires d'urgence, soit 850 millions d'euros, a déjà été décaissée.
Ces ressources sont destinées à répondre aux besoins identifiés par les acteurs humanitaires, notamment dans les zones affectées par les violences et les déplacements de populations. La France a encouragé les États n’ayant pas encore procédé aux décaissements à respecter leurs engagements dans les prochaines semaines.
Les discussions ont également porté sur la levée des entraves humanitaires, dont la réouverture de l’aéroport de Goma pour permettre l’acheminement des vols humanitaires. Paris dit être prête à contribuer aux efforts logistiques et de coordination, en partenariat avec les Nations unies et les États concernés.
Dans la perspective d’une paix durable, la France a souligné l’importance d’un dialogue national en RDC, dans le sillage des consultations initiées par les Églises congolaises, estimant qu’il constitue un levier de concorde politique et de cohésion nationale.
Grâce Kenye