Le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Kasaï-Central, Job Kuyindama, a lancé mercredi février 2026 officiellement la prise en charge médicale des enseignants. C'était à l’hôpital Saint-Georges de Kananga, en présence de plusieurs personnalités politico-administratives et partenaires du secteur éducatif.
Dans son discours, l’autorité provinciale a interpellé les structures sanitaires appelées à accueillir les enseignants bénéficiaires, les exhortant à garantir des soins de qualité et un encadrement professionnel à la hauteur des attentes.
Le coordonnateur provincial de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP), Joseph Bope, a indiqué que cette étape marque l’entrée dans la phase opérationnelle du dispositif. Selon lui, la démarche s’inscrit dans la vision du chef de l’État visant la mise en œuvre progressive de la Couverture santé universelle, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès aux soins.
« Dans cette première phrase, la prise en charge concerne exclusivement l'enseignant de l'EPSP. Les phrases suivantes permettront, selon les plans de déploiement établis par la MESP, l'extension progressive aux personnes en charge avant d'atteindre l'ensemble des territoires de la province. Ce jour représente un soulagement de l'EPSP (…). Cette initiative s'inscrit pleinement dans la vision de son Excellence Monsieur Antoine Félix Tshisekedi, président de la République, qui a fait de la couverture de la santé universelle une priorité nationale », a-t-il souligné.
Longtemps confrontés à des difficultés d’accès aux services de santé, les enseignants du Kasaï-Central voient ainsi se concrétiser une revendication de longue date. L’intersyndicale des enseignants a salué cette avancée significative vers une meilleure protection sociale, tout en insistant sur la nécessité d’assurer la qualité des prestations dans les structures sanitaires partenaires.
« Nos cœurs sont comblés de joie d'obtenir une des réponses aux préoccupations majeures du paisible enseignant (…) pour sa réussite aux soins de santé de qualité, l'intersyndicale provinciale recommande ce qui suit : que la coordination provinciale mette des moyens conséquents à la disposition des structures sanitaires sélectionnées pour les soins de santé de qualité au profit de l'enseignant », a noté le président de l'intersyndicale provinciale.
Il sied de noter que cette prise en charge est rendue possible grâce à un régime contributif. Chaque enseignant verse mensuellement une cotisation de 5 000 francs congolais, retenue à la source sur son salaire. Ce mécanisme permet désormais aux professionnels de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de bénéficier des soins couverts par la mutuelle sans paiement direct au moment de la consultation.
Alain Saveur Makoba, à Kananga