Campagne « Fatshi a une mission et non un mandat » : à N’djili, le FIDEC de Fifi Masuka sensibilise au maintien de F. Tshisekedi après 2028

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Le président de la Ligue des jeunes du parti FIDEC, formation politique dirigée par Fifi Masuka, Mardochée Nsele, a lancé un appel au maintien du président de la République Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà de la limitation constitutionnelle des mandats, au nom de ce qu’il qualifie de « mission nationale ».

Lors d’un meeting populaire animé ce samedi 28 février devant de nombreux jeunes militants au terrain Boudda, dans la commune de N’djili à Kinshasa, Mardochée Nsele a inscrit son message dans la campagne qu’il a récemment lancée sous le slogan « Fatshi a une mission et non un mandat », estimant que l’action du Chef de l’État devrait se poursuivre jusqu’à l’accomplissement de cette mission.

« Fatshi a une mission et non un mandat. C'est cela notre message. Nous sommes ici pour prendre une décision… Comme il nous a montré ce dont il est capable en détruisant l'emprise du Rwanda sur notre pays… Si le Rwanda maintient son président pour continuer son entreprise de déstabilisation de la RDC, nous aussi nous maintiendrons Félix Tshisekedi ici jusqu'à ce qu'il termine sa mission. C'est après que nous allons organiser les élections pour sa succession », a-t-il déclaré sous les acclamations des participants.

Le président de la Ligue des jeunes du FIDEC a ainsi appelé la population à choisir, selon ses termes, entre la limitation constitutionnelle des mandats et la poursuite de la mission qu’il attribue au chef de l’État.

« Entre la limitation des mandats prévue dans la Constitution et cette mission de pacifier l'Est de notre pays et stopper la mainmise de Kagame sur le pouvoir en RDC, le choix est clair », a-t-il soutenu.

Pour justifier sa position, Mardochée Nsele a estimé que le chef de l’État aurait obtenu des résultats diplomatiques significatifs face au Rwanda, qu’il considère comme sans précédent.

« C'est lui qui a enfin terrassé le Rwanda sur le plan diplomatique. Nous avons connu des présidents dans ce pays, mais jamais un président n'a réussi à faire désavouer le Rwanda au sein de la communauté internationale comme Fatshi », a-t-il affirmé.

Abordant la question du dialogue politique, Mardochée Nsele a critiqué les appels au dialogue émanant de certains acteurs politiques et sociaux, estimant qu’ils ne viseraient pas la résolution de la crise sécuritaire.

« C'est pour le partage des postes que ces opposants réclament le dialogue et non pour la paix. Puisque cette guerre vient du Rwanda et ce n'est pas un dialogue entre Congolais qui va la terminer. Ne les écoutez pas », a-t-il déclaré.

Ce meeting intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles soutenus par le Rwanda dans l’Est de la République démocratique du Congo.


Parallèlement, plusieurs acteurs politiques de l’opposition ainsi que des organisations religieuses ont multiplié les appels à un dialogue inclusif en vue de trouver une issue durable à ce conflit qui, sous sa configuration actuelle, dure depuis environ trois ans.

MD