Sénat : Bahati sur une chaise éjectable après avoir affiché son opposition à la révision constitutionnelle

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À quelques jours de la rentrée parlementaire, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, fait face à une pétition visant sa destitution du bureau de la chambre haute.

Cette initiative intervient seulement 24 heures après sa sortie médiatique dans laquelle il s’est opposé publiquement à toute révision ou au changement de la Constitution, une orientation pourtant soutenue par l’Union sacrée et le président Félix Tshisekedi. La pétition est portée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.

Selon ce sénateur relayé sur les réseaux sociaux, Bahati Lukwebo a tenu des propos « pas du tout corrects », estimant qu’ils traduisent un manque de respect envers le chef de l’État.

D’après lui, la position de Bahati Lukwebo est d’autant plus problématique puisqu’il occupe à la fois une fonction importante au Sénat et un rôle au sein du présidium de l’Union sacrée de la nation.

En tant que tel, a-t-il indiqué, il ne pouvait tenir publiquement ces propos avant de se référer à sa hiérarchie, le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Dans la foulée, le sénateur a annoncé poursuivre ses démarches pour écarter le président du regroupement AFDC-A du bureau de la chambre haute.

Lors d’une conférence de presse mercredi, Modeste Bahati Lukwebo a affirmé que la Constitution n’est pas un obstacle au développement du pays et que le problème réside plutôt dans son application par les dirigeants, qualifiant le débat sur sa modification de « faux problème », et appelant à se concentrer sur les attentes de la population, une position aussitôt critiquée par plusieurs cadres de la majorité, dont Déo Bizibu, qui l’a jugée contraire à la vision de l’Union sacrée.

MD