Lors d’un rassemblement populaire tenu ce samedi 7 mars 2026 au stade municipal de Masina à Kinshasa, la société civile congolaise, à travers le Comité de crise pour la paix et la sécurité (CCPS-RDC) et la Dynamique congolaise pour la cohésion (DYCOD-RDC), a salué les récentes sanctions américaines ciblant l’armée rwandaise et certains hauts responsables.
Me Patient Bashombe, coordonnateur national du CCPS-RDC, a appelé les États-Unis à aller plus loin : finaliser les accords de Washington, soutenir le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et promouvoir un processus de justice pénale internationale pour les crimes commis en RDC.
« Les sanctions internationales sont une bonne chose, mais nous demandons maintenant que la justice pénale internationale sanctionne sévèrement tous les auteurs de crimes qui ont endeuillé notre peuple et pillé nos ressources naturelles pendant plus de trente ans », a-t-il déclaré.
Au nom de la société civile, Me Bashombe a également décerné le «prix du courage pour la paix » à Donald Trump, en reconnaissance de son engagement pour la paix et la justice en RDC.
« Aujourd'hui, nous venons de lancer un message fort au président Donald Trump. Le peuple congolais salue votre courage pour amener la paix en RDC. Aujourd'hui, nous venons de décerner un prix, le prix du courage pour la paix. Et nous l'invitons en RDC pour qu'il vienne le recevoir. Nous le faisons en tant que peuple, en tant que société civile », a-t-il dit.
Devant la foule, Me Bashombe a expliqué que cette initiative vise à mieux faire comprendre les accords signés à Washington.
« Aujourd’hui, nous sommes venus dans le district de la Tshangu pour lancer une campagne d’appropriation populaire des accords de Washington. Il n’y a pas qu’un seul accord : il y a notamment l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le cadre d’intégration économique régionale, mais également les accords économiques entre la RDC et les États-Unis », a-t-il souligné.
Il a également insisté sur la nécessité de contrer les interprétations erronées.
« Il est très important que la population connaisse ce qui a été signé à Washington. Certains prétendent que ces accords vendraient la souveraineté du Congo, mais c'est faux. C'est le moment de remettre le Congo à la vitrine internationale, car le monde entier comprend que le propriétaire des minéraux exportés par le Rwanda, c'était le Congo », a-t-il affirmé.
Au cours de cette activité, les organisateurs ont projeté des images illustrant les violences et massacres qui ont frappé l’Est de la RDC depuis plus de trois décennies.
Cette initiative s’inscrit également dans le cadre de la Journée internationale de la femme, une occasion, selon les organisateurs, d’honorer et de rendre hommage à la femme congolaise, victime des guerres qui ont secoué le pays.
Merveil Molo