Le vice-premier ministre de la Défense et anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a lancé, mardi, un atelier de réflexion au Collège de hautes études de stratégie et de défense (CHESD) situé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Ces assises sont organisées par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), sous le thème : « Minerais stratégiques et sécurité nationale dans le bassin du Congo ». L’objectif est d’analyser de près les questions liées aux minerais critiques dans une dynamique globale, avec à la clé ses implications en matière de conflits et de sécurité en Afrique centrale.
Les parties prenantes vont également échanger autour des stratégies de coordination des minerais critiques, en vue de garantir la transparence et la redevabilité pour une coopération régionale apaisée et des partenariats extérieurs équitables.
Prenant la parole, le vice-premier ministre a émis le vœu que les recommandations de ces travaux puissent contribuer à une gestion « intelligente » et « efficace » des minerais critiques présents dans le bassin du Congo, question de garantir la paix dans la sous-région.
« Réfléchir sur les minerais critiques et les ressources sécuritaires dans le bassin du Congo est une contribution substantielle à l’intelligence nécessaire à leur exploitation. L’histoire retiendra que l’exploitation illicite de nos ressources est l’une des causes profondes des différentes guerres d'agression dans l’Est du pays », a-t-il déclaré.
À en croire Guy Kabombo, l’exploitation des ressources minérales congolaises dans le cadre de l’accord de Washington est un élément moteur pour la pacification de la région des Grands Lacs.
« Notre pays est résolu à avancer et met tout en œuvre pour s’assurer que les ressources soient exploitées pour le bien-être national devant se refléter dans le vécu quotidien du Congolais », a-t-il affirmé.
Le directeur général du CHESD a, pour sa part, circonscrit le contexte géopolitique et technologique des minerais critiques, notamment avec la révolution du numérique et de l'intelligence artificielle.
« En effet, le 21ᵉ siècle dans lequel nous vivons est une ère où la technologie a atteint un niveau jamais égalé, nous plongeant dans une révolution du numérique et de l’intelligence artificielle. Cette évolution technologique a rendu certaines ressources incontournables, faisant qu’elles soient qualifiées de stratégiques, vitales ou critiques », a dit le général-major Augustin Mamba.
L’atelier de réflexion sur les minerais stratégiques et la sécurité dans le bassin du Congo va s’étendre sur 3 jours, soit du mardi au jeudi dans la capitale congolaise.
Prince Mayiro