La République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son plan d’actions avec le Groupe d'action financière, avec 20 mesures sur 23 déjà exécutées, soit un taux d’avancement estimé à près de 90 %, selon le ministère des Finances.
Ces avancées ont été examinées jeudi 19 mars 2026 à Kinshasa, lors d’une réunion stratégique de la Task-Force du Comité de pilotage et de suivi de l’exécution du plan d’actions du Groupe d’examen de la coopération internationale (COPS-ICRG), présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba.

La rencontre s’est tenue sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et a réuni plusieurs membres du gouvernement et responsables d’institutions, notamment le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wa Messo, aux côtés des services spécialisés impliqués dans la lutte contre le blanchiment des capitaux.
« La sortie de la liste grise est un objectif stratégique, au croisement de la restauration de notre crédibilité financière internationale et de l’amélioration du climat des affaires », a déclaré le ministre des Finances.
Les travaux ont permis d’évaluer l’efficacité du dispositif national, notamment à travers le renforcement du cadre légal, l’intensification des enquêtes et poursuites en matière de blanchiment, ainsi que le développement des contrôles fondés sur les risques par les autorités de régulation.
Par ailleurs, le gouvernement anticipe deux échéances pour le système financier national : l’adhésion au Groupe Egmont en juin 2026, pour faciliter l’échange de renseignements financiers, ainsi que l’intégration à l’ESAAMLG, en vue de renforcer la coopération régionale.
Afin de consolider ces progrès, un plan d’actions post-ICRG est en cours d’élaboration pour assurer la continuité des réformes engagées et prévenir tout retour sur la liste grise, selon le ministère des Finances.
Raphaël Kwazi