Bas-Uele : 13 enfants enlevés à Ango, Grâce Neema appelle à une riposte urgente

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La situation sécuritaire devient de plus en plus préoccupante dans la province du Bas-Uele. Dans le territoire d’Ango, une attaque armée survenue mercredi 8 avril dernier dans le secteur de Zapayi a conduit à l’enlèvement de treize (13) enfants , toujours introuvables à ce jour.

Selon la société civile locale, les assaillants ont exploité un contexte de vulnérabilité marqué par un vide sécuritaire préoccupant. Plusieurs unités des FARDC auraient été rappelées vers la cité d’Ango pour un contrôle administratif, laissant de nombreux villages sans protection.

Cet enlèvement massif a été confirmé par la députée nationale Grâce Neema, élue du territoire concerné et Questeure adjointe de l’Assemblée nationale. Cette dernière affirme s’être mobilisée durant le week-end en engageant des discussions avec les autorités politico-militaires afin d’obtenir une réponse rapide sur le terrain.

D’après plusieurs sources locales, ces incursions seraient attribuées à des éléments de la Séléka, venus de la République centrafricaine, avec des complicités présumées au sein de certains groupes d’éleveurs Mbororo. Une situation qui complique davantage la gestion sécuritaire dans cette zone frontalière réputée poreuse.

Face à la gravité des faits, les appels à une intervention urgente se multiplient. Les familles des enfants enlevés vivent dans une angoisse extrême, sans aucune nouvelle de leurs proches. Sur le plan institutionnel, Grâce Neema assure avoir saisi les autorités compétentes.

« J’ai échangé avec les responsables attitrés et je suis persuadée que les cris de la population d’Ango ont été entendus. Nous espérons une solution rapide et effective sur le terrain », a-t-elle déclaré.

Parmi les mesures envisagées figurent notamment le redéploiement immédiat des militaires dans les zones abandonnées ainsi que l’envoi d’une mission de contrôle des troupes des FARDC pour restaurer l’ordre et prévenir d’autres attaques.

L’élue insiste également sur la nécessité pour le gouvernement de prendre en compte la dimension régionale de cette crise, liée à l’instabilité persistante en République centrafricaine. Elle met en garde contre le risque de voir certaines parties du territoire congolais servir de base arrière à des groupes armés étrangers.

À ce stade, aucune information officielle ne permet de localiser les enfants enlevés. Sur le terrain, l’inquiétude reste vive et la menace d’une nouvelle escalade sécuritaire demeure.

Dans cette région enclavée, cet énième drame souligne l’urgence de renforcer durablement la présence de l’État afin d’assurer la protection des populations civiles.

Chançard Sindani