Insécurité à Kinshasa : Jonas Tshiombela appelle à la démission du gouvernement Suminwa

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Le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), Jonas Tshiombela, a, dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce lundi 13 avril 2026, exprimé son désarroi vis-à-vis du gouvernement congolais sur deux questions, à savoir : la situation sécuritaire dans la ville de Kinshasa et la décision d’accueillir des migrants en provenance de l’étranger.

Au cours de cet échange, il a critiqué cette décision gouvernementale, qu’il dit avoir accueillie avec « beaucoup de déception ».

Selon lui, la RDC ne remplit pas encore les conditions internes nécessaires pour envisager une telle initiative internationale.

« Nous avons reçu cette décision avec beaucoup de déception, parce que nous pensions que le pays devait d’abord régler ses problèmes internes », a-t-il déclaré.

Pour Jonas Tshiombela, le pays fait déjà face à de nombreux défis, notamment l’absence d’un système fiable d’état civil, le manque de recensement général de la population, ainsi que des difficultés persistantes en matière de sécurité des personnes et des biens. Il s’est interrogé également sur la pertinence d’ajouter une nouvelle charge sociale et sécuritaire dans un contexte déjà fragile.

« Dans un pays où l’état civil n’est pas bien organisé, où le recensement n’a jamais été réellement effectué et où la sécurité n’est pas totalement assurée, il n’était pas nécessaire d’ajouter d’autres migrants », a-t-il ajouté.

Le responsable de la société civile a affirmé par ailleurs que ces migrants n’auraient pas exprimé le souhait de venir en RDC, mais plutôt de se rendre vers d’autres destinations.

Il a appelé ainsi à plus de transparence dans les accords conclus par les autorités, ainsi qu’à une meilleure prise en compte des réalités nationales avant toute décision de coopération internationale.

Concernant l’insécurité qui gangrène la ville de Kinshasa, Jonas Tshiombela a appelé à la démission du gouvernement central qui, selon lui, n’arrive pas à sécuriser la population en pleine capitale.

Roberto Tshahe