Le lancement de la deuxième édition du « Grand Salon de l’autisme », axé sur la scolarité des enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme, a eu lieu ce mercredi 15 avril 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Organisé par le centre Never Limit Children (NLC), cet événement s’inscrit en marge de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril dernier, et réunit divers intervenants autour de thématiques variées liées à la sensibilisation.
En lançant les travaux du colloque, le directeur de cabinet de la Première ministre de la RDC, le professeur Eddy Ntambwe, a salué l’engagement des organisateurs ainsi que la détermination de tous les acteurs qui, à travers la recherche et les interventions de terrain, se mobilisent quotidiennement pour améliorer le parcours des enfants concernés, de leurs familles et de la communauté éducative.
« Au-delà de l’organisation pratique, ce colloque interroge notre conception de la dignité. Scolariser les enfants concernés, c’est garantir leur droit fondamental à l’instruction tout en valorisant la diversité de leurs parcours. Réussir la scolarité de nos enfants, c’est avant tout briser les stigmatisations pour construire une véritable chaîne de solidarité et de compétences autour d’eux. Notre souhait le plus vif est que ces travaux contribuent activement au progrès de l’inclusion scolaire au niveau national, en nous alignant sur les meilleures pratiques mondiales. Nous devons renforcer notre expertise pour mieux répondre aux réalités de nos enfants », a-t-il souligné.
La présidente du centre Never Limit Children, Mado Madiya Fikula, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’un accompagnement accru du gouvernement en faveur des enfants autistes.
« Nous en sommes à la deuxième édition du Grand Salon de l’autisme. La particularité de cette année est que nous abordons la question du trouble du spectre de l’autisme sous l’angle de la scolarité. La prise en charge des enfants autistes ne peut pas reposer uniquement sur des structures privées : le gouvernement doit s’impliquer. Nous nous réjouissons aujourd’hui de la présence de la représentation de la Première ministre, cheffe du gouvernement, ainsi que du ministère de l’Éducation nationale. Nous parlons d’un monde inclusif : ces enfants ont le droit d’aller dans des structures ordinaires, car une personne autiste peut apprendre tout au long de sa vie », a-t-elle déclaré.
Prévu du 15 au 16 avril à Kinshasa, ce colloque vise à transformer l’école congolaise en un cadre d’épanouissement capable de réduire le déficit d’adaptation socioprofessionnelle, tout en luttant contre la stigmatisation et la marginalisation liées aux croyances locales.
Linda Lusonso