La faible participation des candidats a été observée dès le premier jour des épreuves de la hors-session de l’examen d'État 2026 dans le territoire de Lubero. Dans la sous-division de Njiapanda, plus d’une centaine de finalistes sont signalés absents dans différents centres d’examen.
Selon des sources éducatives locales, cette situation est liée à l’insécurité persistante dans la zone, marquée par les attaques des rebelles d’Allied democratic forces (ADF). Plusieurs élèves n’ont pas pu rejoindre leurs centres, certains ayant fui leurs villages vers des zones jugées plus sûres.
« Nous avons remarqué dans deux centres de passation à Njiapanda, l'absence de plus de 100 finalistes », a confié un chef d’établissement ayant requis l’anonymat, contacté par 7SUR7.CD ce mardi 5 mai 2026.
Face à cette situation, des acteurs de la société civile et du secteur éducatif appellent au renforcement des mesures sécuritaires pour garantir l’accès équitable aux épreuves nationales.
De son côté, Samuel Kagheni, président de la société civile locale, exprime l’espoir d’un retour progressif à la normale.
« Notre souhait est de voir tous les élèves déjà en fuite revenir […] Cela sera possible si la paix est de retour », a-t-il déclaré.
Pour ce mardi 5 mai, deuxième jour des épreuves, les finalistes présents passent les examens traditionnels, notamment dans les options techniques.
Bantou Kapanza Son, à Beni