Dans son allocution prononcée le 29 juin à l’occasion du 66e anniversaire de la République démocratique du Congo, le président de la République est revenu sur les débats suscités autour des réformes constitutionnelles.
Pour Félix Tshisekedi, aucun débat touchant au pacte fondamental de la Nation ne peut être conduit dans la précipitation ou la manipulation.
« J’entends les discussions suscitées autour de la Constitution et des réformes institutionnelles. Dans une démocratie, aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion. Mais, dans le même temps, aucun débat touchant au pacte fondamental de la Nation ne peut être conduit dans la précipitation, la manipulation ou l’obsession politicienne », a-t-il déclaré.
Selon le chef de l’État, débattre de la Constitution exige sérénité, rigueur et un sens élevé de l’intérêt général.
« En débattre exige donc sérénité, rigueur, transparence et sens élevé de l’intérêt général. Ma responsabilité, en tant que chef de l’État et garant de la Nation, est de veiller à ce que les débats engageant l’avenir du pays se tiennent dans le respect de la Constitution, de l’État de droit, des institutions et de la souveraineté populaire. Elle est aussi d’écouter, d’apaiser et de clarifier lorsque cela s’impose, et de rechercher les voies d’un consensus national responsable », a indiqué Félix Tshisekedi.
Le président de la République a par ailleurs souligné que les débats politiques sont normaux dans une démocratie vivante, tout en insistant sur le respect des lois et des institutions de la République.
« En ce jour particulier, je voudrais m’adresser à tous les Congolais, au-delà des convictions, des sensibilités et des appartenances politiques. Notre pays traverse des débats politiques. Cela est normal dans une démocratie vivante. Le débat est légitime, le désaccord est naturel, la contradiction est utile lorsqu’ils s’expriment dans le respect de la République, de ses institutions, de ses lois et de l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il soutenu.
La question du changement ou de la révision de la Constitution est au cœur de l’actualité politique en République démocratique du Congo. Le parti au pouvoir, l’UDPS, à travers son président intérimaire Augustin Kabuya, a exprimé sa volonté changer la loi fondamentale afin de doter le pays d’un texte adapté aux réalités actuelles. Cette initiative est rejetée par l’opposition, qui accuse le régime Tshisekedi de vouloir manœuvrer pour se maintenir durablement au pouvoir.
Prince Mayiro