Lors d'un point de presse tenu ce jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa, la coalition de l'opposition « C64 » a, d’entrée de jeu, tenu à clarifier les choses au sujet de sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union Africaine, à Bujumbura capitale du Burundi.
Dans leur déclaration, les leaders de la C64, notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ont rassuré qu'en acceptant l'invitation d'Évariste Ndayishimiye, ils n'ont négocié leurs convictions, encore moins marchandé leur combat.
Dans la foulée, la C64 a, une fois, appelé le chef de l’Etat à mettre fin au projet de changement de la Constitution.
« Il ne saurait être question de suspendre les actions citoyennes ni d’engager un dialogue tant que Monsieur Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé publiquement et définitivement à son projet de changement de la Constitution qui divise la Nation et menace le pays de balkanisation. La décrispation politique exige également la libération des prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires à caractère politique, le respect des libertés publiques et le rétablissement de l’État de droit », a déclaré Jean-Marc Kabund qui a lu la déclaration.
La C64 a profité de cette occasion pour appeler la population à participer massivement à la marche du 22 juillet prochain. L’opposition maintient le Palais de la Nation comme point de chute de sa marche.
La C64 a insisté sur le fait que cette marche a notamment pour objectif d’exiger la démission du président de la République.
Jephté Kitsita