Deuxième recensement général de la population et de l'habitat : le gouvernement et l’UNFPA impliquent les universités et instituts supérieurs

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Le ministre d'État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, et le représentant pays du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en RDC, Alain Akpadji, se sont entretenus, jeudi 16 juillet 2026 à Kinshasa, avec les comités de gestion des universités et instituts supérieurs sur le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2).

Les deux personnalités ont expliqué à l'assistance le bien-fondé du deuxième RGPH qui permettra de doter le pays des données démographiques  fiables et actualisées pour la mise en œuvre des politiques de développement.

D'après le ministre du Plan, le succès du RGPH-2 ne se mesurera pas uniquement à la qualité du recensement réalisé, mais également à la capacité de la RDC à transformer les données collectées en connaissances, les connaissances en politiques publiques et les politiques publiques en améliorations concrètes des conditions de vie de la population.

« Il s’agit d’installer durablement, en RDC, une culture de la décision fondée sur la connaissance, l’analyse scientifique et des données fiables. Une nation qui ne connaît pas précisément sa population peine à planifier son développement. Une nation qui ne maîtrise pas ses propres données stratégiques risque de bâtir son avenir sur des approximations. À l’inverse, une nation qui investit dans la connaissance se donne les moyens de mieux orienter ses politiques publiques, de mieux répartir ses ressources et de répondre avec davantage d’efficacité aux besoins de ses citoyens », a indiqué Guylain Nyembo.

Et d’ajouter : « Mais cette ambition ne pourra être pleinement réalisée sans votre contribution. Car si le gouvernement organise le recensement, ce sont les universités et les instituts supérieurs qui donneront toute leur valeur aux données qui en seront issues. Les données statistiques, aussi précieuses soient-elles, ne prennent leur véritable sens que lorsqu’elles sont analysées, interprétées, confrontées aux réalités du terrain et transformées en connaissances utiles à la décision publique. »

Guylain Nyembo a par ailleurs souligné que l’ambition du gouvernement est de faire du RGPH-2 non seulement la plus importante opération statistique jamais réalisée en RDC, mais aussi la première grande infrastructure nationale de données mise au service de la recherche, de l’innovation et de la décision publique.

Pour sa part, Alain Akpadji, représentant - pays de l'UNFPA, a précisé que les données qui seront collectées, à travers le RGPH-2, constitueront le socle des futurs travaux de recherche, notamment les mémoires de licence, les travaux de master, les thèses de doctorat, les recherches menées dans les centres universitaires, les publications scientifiques ainsi que les innovations qui accompagneront la transformation de la RDC.

« L’UNFPA accompagne le gouvernement congolais dans ce processus avec conviction, parce que nous partageons cette certitude : aucun développement durable ne peut être véritablement planifié sans une connaissance précise et rigoureuse de la réalité démographique. Je sais que vous jouez un rôle déterminant dans ce processus. Vous êtes des universitaires et représentez une ressource inestimable. Les données qui seront collectées constitueront le socle de vos futurs travaux de recherche, de vos thèses ainsi que de vos publications. L’UNFPA compte véritablement sur vous pour garantir la qualité technique de ce processus », a-t-il soutenu.

Le premier Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-1) a été réalisé en République démocratique du Congo en 1984. À l'époque, la population congolaise était estimée à 30 millions d'habitants. À ce jour, la RDC compte plus de 100 000 millions d'habitants. D'où, la nécessité d'organiser le RGPH-2.

Linda Lusonso