Le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), réuni ce jeudi 16 juillet 2026 en assemblée plénière, a adopté une nouvelle directive visant à encadrer les interventions dans les médias des porte-parole, communicateurs, délégués, représentants et envoyés mandatés par des partis politiques, artistes, personnalités publiques, associations, organisations et autres structures d'influence.
Cette décision fait suite aux préoccupations croissantes du CSAC face aux nombreux dérapages constatés ces derniers temps sur les plateaux de radio, de télévision et dans les médias numériques.
Selon une dépêche de la cellule de communication de cette institution d'appui à la démocratie, consultée par 7SUR7.CD, ces dérives se traduisent notamment par la multiplication d'interventions marquées par des injures, des insultes, des propos diffamatoires, des discours de haine, des accusations sans fondement, des atteintes à la dignité humaine et, dans certains cas, des altercations physiques entre invités.
Désormais, les personnes concernées par cette directive devront être en mesure de justifier leur qualité au moyen d'un mandat ou d'un document officiel de désignation.
Le CSAC rappelle que la liberté d'expression et le pluralisme des opinions, garantis par la Constitution, s'exercent dans le respect de la loi, de l'ordre public, de l'éthique, de la déontologie et des droits d'autrui.
L'institution appelle les médias à renforcer leur responsabilité éditoriale en vérifiant la qualité des intervenants avant leur passage à l'antenne et en veillant au respect des règles de conduite pendant les émissions. Ils demeurent responsables des contenus qu'ils diffusent et doivent prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à la paix sociale, à la dignité humaine ou à la cohésion nationale.
La directive rappelle par ailleurs que les mandants, les mandataires et les médias peuvent voir leur responsabilité engagée en cas de violation des lois et des règles professionnelles applicables au secteur de la communication.
Par cette réforme, le CSAC entend promouvoir un débat public responsable, respectueux et constructif, tout en préservant les libertés fondamentales reconnues par la Constitution.
L'objectif, souligne l'institution, n'est pas de restreindre la liberté d'expression, mais de mettre fin aux usurpations de qualité et aux comportements qui discréditent les médias, alimentent les tensions et fragilisent le vivre-ensemble.
Le CSAC invite enfin les responsables des médias, journalistes, animateurs, producteurs d'émissions, partis politiques, artistes, managers, communicateurs, représentants d'organisations ainsi que toutes les personnalités concernées à prendre connaissance de ces nouvelles dispositions et à s'y conformer.
Christel Insiwe