Le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, commandant provincial de la Police nationale congolaise dans le Haut-Katanga, a rappelé les responsables des sociétés de gardiennage à l'ordre et à la responsabilité lors d'une importante séance de travail tenue à Lubumbashi.
Selon le major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la Police dans le Haut-Katanga, qui l’a dit dans une dépêche parvenue à 7SUR7.CD ce samedi 18 juillet 2026, le commandant provincial de la Police a insisté sur les missions de contrôle et de régulation dévolues à la Police nationale congolaise, notamment le suivi de l'application de la réglementation, la surveillance des sociétés privées de gardiennage ainsi que le traitement des dossiers relevant de ce secteur.
Le commissaire provincial a également rappelé les conditions d'exercice des activités de gardiennage, notamment l'obligation de détenir un permis d'exploitation en cours de validité, de recruter un personnel répondant aux critères fixés par la réglementation et de veiller à la délivrance des cartes professionnelles après une formation appropriée.
« Le travail que vous faites est un travail lié à la sécurité. Lorsque vous examinez les missions qui vous sont confiées, elles se rapprochent de celles exercées par la Police ou d'autres services de sécurité. C'est un travail de responsabilité qui exige une évaluation permanente », a déclaré le général Blaise Kilimbalimba.
Au cours de cette réunion, le commandant provincial de la Police a également rappelé les interdictions auxquelles sont soumises les sociétés privées de gardiennage. Il leur est notamment interdit d'effectuer des patrouilles sur la voie publique, de détenir ou d'utiliser des armes à feu, de porter des tenues ou des insignes pouvant être confondus avec ceux des FARDC ou de la Police nationale congolaise, d'utiliser des gyrophares, des sirènes ou tout autre dispositif de signalisation réservé aux forces de défense et de sécurité, de participer aux opérations de maintien ou de rétablissement de l'ordre public, de s'immiscer dans les conflits politiques ou sociaux, ainsi que de sous-traiter leurs activités à des structures ne remplissant pas les conditions légales.
« Une attention particulière a été attirée sur les interdictions prévues par les textes en vigueur », a précisé le major Charles Bin Lwamba.
Le général Blaise Kilimbalimba a, d'après la dépêche, invité les sociétés privées de gardiennage à renforcer leur collaboration avec la Police en transmettant régulièrement leurs rapports d'activités afin de faciliter les missions de contrôle des services compétents. Il leur a également demandé de déposer les dossiers administratifs de leurs sociétés et de leur personnel pour les contrôles de routine, de s'abstenir de toute activité assimilable à l'espionnage et de se conformer strictement aux dispositions légales en vigueur en République démocratique du Congo.
Ces mesures interviennent dans le but de mettre en pratique la décision prise récemment par le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, interdisant l'usage des gyrophares par les personnes non concernées sur toute l’étendue de la RDC.
Patient Lukusa, à Lubumbashi