RDC : le gouvernement sollicite l’appui des confessions religieuses pour la réussite du 2e Recensement général de la population et de l’habitat

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Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, et le représentant pays du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en RDC, Alain Akpadji, ont sensibilisé, ce mardi 21 juillet 2026 à Kinshasa, les confessions religieuses au deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2).

Les confessions religieuses concernées par cette séance de sensibilisation sont l’Église de réveil du Congo (ERC), l’Église kimbanguiste ainsi que l’Église catholique.

Guylain Nyembo a indiqué vouloir obtenir l’accompagnement des églises dans ce processus, estimant qu’elles encadrent une part importante de la population.

« Comme vous le savez, nous avons lancé la grande campagne de sensibilisation afin de préparer la descente sur le terrain des cartographes et des agents recenseurs. Il était important que nous leur ouvrions la voie. Nous avons commencé par le président de la République, initiateur de ce projet de recensement. Ensuite, nous sommes passés par le Parlement, et aujourd’hui, nous avons entamé les échanges avec les confessions religieuses afin de solliciter leur accompagnement dans ce programme », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « 42 ans après, nous n’avons plus le souvenir précis de la manière dont s’était déroulé le précédent recensement. Nous voulons nous assurer que cette opération soit réalisée dans les règles de l’art, conformément aux standards et aux critères requis, tout en garantissant son caractère inclusif. L’Église constitue un canal essentiel pour la transmission de l’information et la sensibilisation de la population. Il est important que les citoyens soient correctement informés, qu’ils n’aient pas peur des agents qui se présenteront à leur domicile et qu’ils fournissent les informations nécessaires afin que les données recueillies soient de qualité ».

De son côté, le représentant pays de l’UNFPA, Alain Akpadji, a salué, au nom de l’ensemble des partenaires techniques et financiers, l’implication de toutes les parties prenantes dans cet exercice.

« L’inclusion et la transparence du processus figurent parmi les principaux éléments sur lesquels les partenaires techniques et financiers ont beaucoup échangé avec le gouvernement. Il est essentiel que toutes les communautés et tous les acteurs soient pleinement impliqués dans cet exercice, puisqu’il s’agit d’un outil au service du développement. Nous avons également rassuré les églises sur le fait que le Recensement général de la population et de l’habitat est totalement dissocié des processus politiques, notamment de l’identification de la population ou des élections », a-t-il souligné.

Le porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, s’est réjoui d’avoir été informé de ce programme de recensement.

« Comme vous le savez, l’évangélisation, qui est la première mission de l’Église, va de pair avec le développement et le bien-être de la population. La planification de ce programme de recensement contribuera sans aucun doute au développement du pays. Ce programme nous intéresse, car il facilite la planification du développement. En maîtrisant les statistiques issues du recensement, l’Église pourra également mieux évaluer son travail pastoral », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président de l’Église de réveil du Congo (ERC), l’archevêque Ejiba Yamapia, a estimé que l’implication de l’Église permettra au gouvernement d’atteindre les résultats escomptés.

Il a, par ailleurs, affirmé la disponibilité de l’ERC, implantée dans les 145 territoires de la RDC, à accompagner le gouvernement dans la sensibilisation de la population afin que les messages parviennent jusqu’aux communautés les plus éloignées.

Linda Lusonso