Réformes constitutionnelles en RDC : la CNDH plaide pour un renforcement des droits fondamentaux

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Droits tiers

Le président de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), Paul Nsapu, a insisté sur le respect des droits fondamentaux lors d'une conférence-débat organisée jeudi 23 juillet 2026 à Kinshasa par une association, autour du thème : « Droits de l'homme et réforme constitutionnelle : enjeux, limites et perspectives pour un État de droit en RDC ».

Selon lui, il s'agit d'un rappel qui ne relève d'aucun positionnement politique.

« La CNDH-RDC, conformément à son mandat légal et à sa loi organique, ne prend pas position sur les choix politiques qui relèvent de la souveraineté du peuple. En revanche, elle a l'obligation de rappeler un principe fondamental : toute réforme constitutionnelle doit avoir pour finalité le renforcement de la protection des droits fondamentaux, de la démocratie, de la justice et de l'État de droit », a-t-il déclaré.

Le président de la CNDH a rappelé que le pays traverse une succession de crises politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires qui ont profondément affecté le tissu social. Il a indiqué que les populations de l'Est de la RDC, comme celles des autres provinces, continuent de subir les conséquences dramatiques des conflits armés, des déplacements forcés, des violences sexuelles, des massacres de civils et d'autres violations graves des droits de l'homme.

Pour cette raison, toute réflexion sur une éventuelle réforme constitutionnelle ne saurait être réduite à un simple débat technique entre juristes ou à une confrontation de positions politiques. Elle doit avant tout interpeller la conscience collective.

Il a ajouté que la Constitution n'est pas seulement un texte juridique : elle est le pacte fondamental par lequel un peuple organise son destin commun, garantit les libertés publiques et protège la dignité de chaque personne humaine.

Pour Paul Nsapu, la question essentielle n'est pas de savoir s'il faut réformer ou non la Constitution, mais plutôt dans quel intérêt, selon quelle méthode et avec quelles garanties pour les droits humains.

« La Constitution ne trouve véritablement sa grandeur ni dans la longueur de ses articles ni dans l'élégance de sa rédaction. Elle tire sa force de sa capacité à protéger les plus faibles, à limiter l'arbitraire du pouvoir et à garantir que chaque Congolaise et chaque Congolais puissent vivre une vie libre, égale en dignité et en droits », a-t-il poursuivi.

Le président de la CNDH a précisé que son institution entend apporter sa contribution au débat national, non pas comme un acteur politique, mais comme un organe indépendant chargé de veiller au respect, à la promotion et à la protection des droits de l'homme, conformément aux Principes de Paris et à la Constitution de la RDC.

Christel Insiwe