Kinshasa :la SOCONEPH annonce son deuxième Congrès international de néphrologie du 25 au 27 août

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La Société congolaise de néphrologie (SOCONEPH) organise, du 25 au 27 août 2026 à l’hôtel Rotana de Kinshasa, son deuxième Congrès international de néphrologie. Placée sous le thème « Femme et maladie rénale : à l’ère de la couverture santé universelle », cette rencontre scientifique réunira des professionnels de santé autour des enjeux liés à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des maladies rénales.

Pendant trois jours, médecins, néphrologues, infirmiers, techniciens de dialyse, étudiants, chercheurs et autres professionnels de santé auront l’occasion de renforcer leurs connaissances et de partager leurs expériences.

Selon le professeur Ernest Sumaïli Kiswaya, président du comité organisateur, l’un des principaux objectifs de ce congrès est d’assurer la formation continue des différents acteurs impliqués dans la prise en charge des maladies rénales.

« L’objectif principal, c’est de former les médecins, les néphrologues, les infirmiers, les médecins généralistes, mais également les techniciens de dialyse. Donc, c’est une formation continue », explique-t-il.

Le congrès se veut multidisciplinaire. Les échanges porteront notamment sur la néphrologie clinique, la dialyse, l’imagerie médicale, la transplantation rénale et la néphrologie pédiatrique. Les interactions entre la néphrologie et d’autres spécialités médicales seront également au cœur des discussions.

La particularité de cette deuxième édition réside dans la place accordée à la santé rénale de la femme. Plusieurs communications seront consacrées aux adaptations rénales liées à la grossesse, à la prééclampsie, aux atteintes rénales durant la période périnatale, ainsi qu’aux maladies auto-immunes et aux différences biologiques entre les sexes.

« La particularité de cette édition est que la femme est au centre de ce congrès. Il y aura beaucoup de thèmes autour de la femme, non seulement sur le sexe, mais aussi sur le genre. Nous allons vraiment nous focaliser sur la femme, parce qu’il y a des maladies rénales qui la touchent particulièrement, notamment pendant la grossesse, la prééclampsie et les maladies auto-immunes », souligne le professeur Ernest Sumaïli Kiswaya.

Au-delà des communications scientifiques, des ateliers pratiques sont également prévus. Ils permettront notamment aux participants de renforcer leurs compétences dans l’examen des patients, l’échographie et les techniques de dialyse.

Les jeunes professionnels et les étudiants sont particulièrement encouragés à prendre part aux travaux. Pour le président du comité organisateur, le congrès constitue une opportunité d’apprentissage et d’échange direct avec des experts.

« Ce congrès est aussi le vôtre. Il est très important parce qu’on va développer des thèmes qui tournent autour de la femme, des thèmes qui sont rarement abordés. Il y aura aussi des ateliers pratiques », invite-t-il.

Une ouverture à l’international

Plusieurs experts internationaux sont attendus à Kinshasa, notamment en provenance de France, de la République du Congo et du Togo. Ils échangeront avec les spécialistes congolais sur les avancées de la néphrologie et les expériences développées dans différents contextes.

À travers cette deuxième édition, la SOCONEPH entend renforcer la collaboration entre professionnels de santé, favoriser le transfert des connaissances et contribuer à l’émergence de solutions adaptées aux réalités de la RDC et du continent africain.

Pendant trois jours, les participants seront ainsi réunis autour d’un même défi : améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des maladies rénales, tout en renforçant la formation des acteurs de santé et la couverture des besoins en soins néphrologiques.

Sandrine Fundi