RDC : le projet du port sec de Kasumbalesa soumis à une évaluation approfondie

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Le projet de construction et d’exploitation du port sec de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, entre dans une phase déterminante avec la restitution des conclusions de son évaluation approfondie, communément appelée « due diligence ». Cette étape doit permettre de préciser les conditions nécessaires à la poursuite du projet, dont le démarrage des travaux est envisagé pour janvier 2027.

Le vice-premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a pris part, mardi 25 août 2026 à Kinshasa, à la première journée de restitution de ces travaux.

Cette rencontre a réuni notamment l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et son partenaire sud-africain, Yellowstone Consortium, représentés chacun par leur directeur général.

Évalué à près de 600 millions de dollars américains, le projet sera réalisé dans le cadre d’une concession de type B.O.T. (Construire, Exploiter et Transférer) d’une durée de 23 ans. Son montage financier associe notamment Standard Bank, en qualité de banque coordonnatrice et représentante des prêteurs, ainsi qu’Afreximbank.

Les différentes parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les démarches nécessaires à la concrétisation du projet. La restitution des conclusions de l’évaluation approfondie constitue ainsi une étape avant la poursuite du processus devant conduire au lancement des travaux.

Situé à Kasumbalesa, principal poste frontalier commercial entre la RDC et la Zambie sur le corridor cuprifère, le futur port sec vise à améliorer la gestion et le traitement du fret dans cette zone stratégique.

Le projet prévoit l’aménagement d’une zone de 60 hectares pouvant accueillir plus de 1 250 camions, avec une capacité de traitement estimée à 11 millions de tonnes de marchandises par an. Il devrait également être connecté à sept ports africains afin de renforcer les échanges commerciaux régionaux.

L’un des principaux objectifs affichés est de réduire le temps de transit des marchandises, qui pourrait passer de plusieurs jours à trois ou quatre heures grâce à la centralisation du traitement du fret et à une organisation plus efficace des opérations.

Cette modernisation devrait également s’appuyer sur un système intégré de technologies de l’information et de la communication, notamment pour le scanner, la traçabilité des marchandises, les paiements et la gestion des opérations frontalières.

Selon le directeur général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukuma, le projet devrait générer environ 2 500 emplois durant la phase de construction et 800 emplois permanents à terme.

Pour l’OGEFREM, cette infrastructure devrait également contribuer à réduire la saturation du port de Matadi et permettre d’éviter environ 50 millions de dollars de surestaries chaque année. Les recettes publiques générées par le projet sont, quant à elles, estimées entre 12 et 15 millions de dollars.

Les travaux de restitution des conclusions de la « due diligence » se poursuivent jusqu’au 26 août 2026, avant la poursuite des démarches devant conduire au démarrage des travaux annoncé pour janvier 2027.

Junior Ika