La députée nationale et questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema, salue et soutient l’initiative du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur l'organisation d'un dialogue pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Dans une réaction au lendemain de l’adresse à la Nation du chef de l’État, elle estime que ce processus doit aller au-delà des simples concertations politiques et permettre de s’attaquer aux causes profondes des crises qui fragilisent la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies.
« Je salue et soutiens l’initiative du Président de la République. Notre pays a besoin d’un dialogue qui nous permette de nous parler avec responsabilité, mais surtout d’aller au fond des problèmes qui affectent durablement notre Nation. Il ne s’agit pas simplement de réunir la classe politique, mais de rechercher ensemble des solutions aux véritables causes de nos crises », a-t-elle déclaré.
Pour Grâce Neema, la participation des populations à la base constitue un élément essentiel de la réussite de ce processus. Les réalités vécues dans les différentes provinces doivent, selon elle, être prises en compte dans la recherche de solutions durables.
« Les populations de nos provinces vivent directement l’insécurité, les conflits communautaires, le chômage, les difficultés économiques et les insuffisances de l’administration publique. Si nous voulons construire une paix durable, leur parole et leurs réalités doivent être au cœur des solutions », a-t-elle souligné.
La questeure adjointe de l’Assemblée nationale soutient ainsi l’approche annoncée par Félix Tshisekedi consistant à faire précéder les assises nationales de consultations dans les 26 provinces. Elle estime que les élus, les autorités locales et coutumières, la majorité, l’opposition, la société civile, les confessions religieuses ainsi que les milieux économiques, universitaires et professionnels doivent pouvoir contribuer à cette réflexion nationale.
Grâce Neema insiste également sur la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel et la légitimité des institutions issues des urnes, tout en distinguant le Dialogue des processus de Washington et de Doha.
« Dans une République démocratique, la légitimité politique vient du peuple et des urnes, jamais des armes. Nous devons rechercher la réconciliation et la cohésion nationale tout en restant fermes sur notre souveraineté, notre intégrité territoriale et notre ordre constitutionnel », a-t-elle affirmé.
Pour l’élue, le nouveau processus doit surtout éviter les écueils des expériences précédentes, notamment les arrangements politiques sans effets durables. Elle plaide pour que la refondation annoncée de l’État permette d’aborder les problèmes structurels du pays et de déboucher sur des solutions concrètes.
Dans cette dynamique, elle estime que le Parlement devra également jouer sa partition, notamment lorsque les conclusions du dialogue nécessiteront des réformes législatives ou un accompagnement institutionnel.
« Comme élus du peuple, nous devons accompagner tout ce qui peut consolider la paix, renforcer l’État et améliorer concrètement la vie de nos populations. Le Parlement devra assumer sa part de responsabilité dans le respect de la Constitution et des prérogatives de chaque institution », a-t-elle déclaré.
Grâce Neema appelle ainsi les différentes forces politiques et sociales à saisir cette initiative avec responsabilité, estimant que son succès devra se mesurer à sa capacité à apporter des réponses aux enjeux fondamentaux du pays, notamment la paix, la souveraineté, la cohésion nationale, la justice, le renforcement de l’État et le développement.
« Le Congo est plus grand que nos appartenances politiques. Nous avons aujourd’hui l’occasion d’aller au-delà des dialogues de circonstance pour nous attaquer véritablement aux problèmes de fond de notre pays. Soutenons cette initiative du chef de l’État et faisons-en un véritable instrument de paix, de cohésion et de refondation nationale », a-t-elle conclu.
Pour rappel, Félix Tshisekedi a annoncé jeudi 27 août, dans son adresse à la Nation, l’organisation d’un dialogue pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le processus doit commencer par des consultations dans les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa. Le chef de l’État a précisé que cette démarche ne remettra en cause ni l’ordre constitutionnel ni les institutions issues des urnes et qu’elle ne se substituera pas aux processus de Washington et de Doha. Il a également fixé à trois mois la durée maximale du processus et exclu du dialogue les acteurs qui ont de poursuivre la lutte armée.
Merveil Molo