La diaspora congolaise du Canada se mobilise en perspective du dialogue national. À Ottawa, le Conseil canadien de représentation des communautés congolaises (CCRCC) a présenté, ce lundi 31 août, les grandes lignes de sa démarche à l’ambassadeur de la RDC au Canada, Joska
Kabongo Ngoy.
L’objectif affiché est de parvenir à un cahier des charges commun, élaboré au terme d’un processus de consultations qui se veut inclusif, transparent et représentatif des différentes composantes de la diaspora.
« Nous avons proposé que la diaspora congolaise soit reconnue comme une composante distincte du dialogue et que sa participation soit préparée au Canada suivant une méthode inclusive, transparente et documentée », a déclaré Raymond Kashiba, président-directeur général du CCRCC.
Première étape de ce processus : le recensement des membres de la diaspora congolaise établis au Canada. L’opération, accessible via le site https://communautecongolaise.com , se poursuit jusqu’au 4 septembre. Elle sera ensuite suivie de consultations auprès des différentes catégories de la communauté.
« Au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous organiserons des consultations avec les experts, professionnels, universitaires, femmes, jeunes, entrepreneurs, étudiants et les autres composantes de la diaspora », a poursuivi Raymond Kashiba.
Pour le CCRCC, le futur cahier des charges ne devra pas seulement faire ressortir les points d’accord. Il devra également rendre compte des désaccords qui pourraient subsister au sein de la communauté.
« Le cahier des charges devra refléter les consensus, mais aussi documenter honnêtement les divergences sérieuses. Notre objectif est une participation où chacun peut contribuer et où personne ne peut s’auto-désigner au nom de tous », a déclaré la vice-présidente de l’organisation, Lucie Hakuyola.
Le CCRCC se veut par ailleurs ouvert à toutes les contributions, affirmant ne pas prétendre représenter à lui seul l’ensemble de la diaspora congolaise.
« Notre démarche n’est dirigée contre personne. Toutes les contributions sérieuses sont les bienvenues. La représentation de la diaspora doit résulter d’un processus collectif, inclusif, transparent et redevable. Nous lançons donc un appel à l’unité et à la responsabilité », a ajouté Raymond Kashiba.
Pour coordonner cette démarche, le CCRCC dispose, en plus de son bureau virtuel, de bureaux physiques à Ottawa et à Gatineau. L’organisation annonce également une implantation à Kinshasa, destinée à assurer le suivi institutionnel du processus en RDC.
« Notre responsabilité n’est pas de parler à la place de la diaspora, mais de lui donner une méthode pour construire une position crédible, collective et redevable », a conclu le président de l’organisation.
Alphonse Muderwa