La rentrée scolaire 2026-2027 est effective sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement donné le coup d’envoi de cette nouvelle année scolaire à l’École primaire 1 de la N’Sele ainsi qu’à l’Institut technique agricole et vétérinaire (ITAV/N’Sele), dans la périphérie de Kinshasa.
Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, 31 millions d’élèves sont attendus cette année à travers le pays. Un chiffre qui, selon les autorités, témoigne de la résilience et de la détermination de la jeunesse congolaise à poursuivre son parcours scolaire malgré les défis auxquels le pays reste confronté.
Dans son discours d’ouverture de la nouvelle année scolaire, Raïssa Malu a rappelé que la réussite d’une rentrée scolaire ne se limite pas à l’ouverture des portes des établissements.
« Une rentrée réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’écoles qui ouvrent leurs portes le premier jour. Elle se mesure à la présence effective des enseignants et des élèves, au respect du calendrier scolaire, à la qualité des enseignements, à la bonne gestion des établissements et aux progrès réalisés par les enfants tout au long de l’année », a déclaré la ministre d’État.
Une rentrée dans un contexte difficile
La ministre d’État a également évoqué le contexte particulièrement exigeant dans lequel intervient cette rentrée scolaire, marqué notamment par l’insécurité dans certaines régions du pays et par la résurgence de la maladie à virus Ebola.
« Certaines parties de notre pays restent confrontées à l’insécurité et aux conflits ; d’autres font face au risque sanitaire lié à la maladie à virus Ebola. Mais notre devoir reste le même : faire fonctionner l’école partout où cela est possible et préserver le droit à l’éducation partout où les circonstances rendent la situation plus difficile. »
Dans les zones touchées par Ebola, une réponse adaptée est prévue par les autorités. Lorsque les conditions sanitaires le permettent, les enseignements se poursuivront en présentiel, dans le respect des mesures de prévention requises. En revanche, lorsque le niveau de risque l’exige, un dispositif allégé d’enseignement à distance est prévu afin d’assurer la continuité des apprentissages et de maintenir le lien entre les élèves et l’école.
La gratuité de l’enseignement réaffirmée
La patronne de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a également insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement et de veiller au respect de la gratuité de l’enseignement primaire public.
« La gratuité de l’enseignement primaire public, voulue par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, demeure un engagement fondamental de l’État. Je demande aux responsables scolaires et aux gestionnaires de respecter strictement les dispositions en vigueur. Aucun enfant ne doit être privé d’école en raison de pratiques irrégulières », a-t-elle indiqué.
Prenant la parole à son tour, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a souligné la nécessité de faire de l’école un véritable moteur de la transformation du pays.
Pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée scolaire 2026-2027, la ministre d’État a effectué une ronde dans plusieurs établissements scolaires de Kinshasa, notamment au Collège Cardinal Malula et à l’Institut Saint-Raphaël.
La cérémonie officielle de lancement de la nouvelle année scolaire a, par ailleurs, été marquée par une présence remarquable et une forte mobilisation des enseignantes et des enseignants, au cœur de la mission éducative.
Pour le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC), cette mobilisation collective traduit une ambition commune : faire de chaque école un espace d’apprentissage de qualité, de discipline et de citoyenneté.
ODN