La rentrée scolaire 2026-2027 est particulièrement timide dans la sous-division éducationnelle de Mambasa 2, en Ituri. Sur les 151 écoles que compte cette entité éducative, seules 19 ont effectivement ouvert leurs portes ce mardi 1ᵉʳ septembre 2026, soit environ 12% des établissements. Une situation jugée préoccupante par les responsables de l’éducation, dans une zone confrontée à l’insécurité.
Selon Michel Ipunio, sous-proved de la sous-division éducationnelle de Mambasa II, cette faible reprise des activités scolaires s’explique principalement par la présence et les actions de groupes armés actifs dans plusieurs centres éducatifs de cette partie de la province de l’Ituri.
« La situation est catastrophique. Sur 151 écoles, seulement 19 ont ouvert leurs portes aujourd’hui », explique le responsable de l’éducation, qui estime que la situation pourrait évoluer au cours des prochains jours, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
Face à cette situation, Michel Ipunio appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires dans les zones concernées et à poursuivre les opérations visant à traquer les groupes armés responsables de l’insécurité.
« Nous demandons le renforcement des dispositifs sécuritaires et la traque de ces semeurs de trouble afin de permettre aux enfants de retrouver le chemin de l’école », plaide-t-il.
Dans le même temps, le sous-proved invite les parents à ne pas céder à la peur et à envoyer leurs enfants à l’école dès que les conditions sécuritaires le permettent. Il estime que la présence des élèves dans les salles de classe reste essentielle pour éviter une nouvelle année scolaire fortement perturbée.
La sous-division éducationnelle de Mambasa II entend ainsi observer l’évolution de la situation au cours de cette première semaine de rentrée. L’espoir des responsables de l’éducation est de voir progressivement davantage d’écoles rouvrir leurs portes, à mesure que la situation sécuritaire s’améliore.
En Ituri, l’insécurité continue ainsi de peser lourdement sur le secteur éducatif, exposant des milliers d’enfants au risque de manquer une nouvelle fois plusieurs jours, voire plusieurs semaines, de cours.
Reagan Bin Kakani, à Bunia