Dialogue national : l’opposant E. Okundji dénonce un comité d’organisation sous contrôle de la Présidence

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Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce lundi 14 septembre 2026, Emery Okundji Ndjovu, secrétaire général de la Force novatrice pour l’unité et la solidarité (FONUS), estime qu’un dialogue censé contribuer à sortir la République démocratique du Congo de sa crise ne peut être organisé et contrôlé par une seule partie.

« Un dialogue destiné à sortir la République démocratique du Congo de sa crise profonde ne peut être organisé, composé et contrôlé par une seule partie, fût-elle l’institution présidentielle », a déclaré Emery Okundji Ndjovu.

Pour lui, le processus doit aboutir à un véritable dialogue intercongolais, libre, crédible et inclusif, avec la participation de toutes les forces vives de la Nation.

« Nous voulons un véritable dialogue intercongolais, libre, crédible et inclusif, réunissant toutes les forces vives de la Nation : majorité, opposition, société civile, confessions religieuses, forces sociales, ainsi que toutes les parties prenantes aux différentes crises que traverse notre pays », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la FONUS met également en garde contre un processus qui servirait à légitimer des décisions déjà arrêtées.

« Le dialogue ne doit pas être un mécanisme de légitimation d’une décision déjà prise. Il doit être un espace de vérité, de réconciliation et de solutions », a-t-il insisté.

Emery Okundji Ndjovu précise toutefois que son parti n’est pas opposé au principe du dialogue. Il réclame plutôt un processus qui, selon lui, doit être véritablement inclusif et ne pas être placé sous le contrôle d’un seul camp.

« Nous ne sommes pas opposés au dialogue. Au contraire, nous le réclamons. Mais nous disons clairement : pas de dialogue de façade, pas de dialogue sous contrôle d’un seul camp, fût-il le camp du Président de la République », a-t-il déclaré.

Pour le responsable de la FONUS, la RDC a besoin d’un dialogue capable de restaurer la confiance entre les différentes composantes de la société et d’apporter des réponses aux crises qui persistent dans le pays.

« La RDC mérite mieux. Elle mérite un dialogue réellement inclusif, souverain et capable de restaurer la confiance et de mettre définitivement fin aux crises multiformes qui déchirent notre Nation », a conclu Emery Okundji Ndjovu.

Il sied de rappeler que l'opposition, qui a rejeté cette formule du dialogue national annoncé par le chef de l'État, va marcher ce 15 septembre pour contre cette démarche et contre toute manœuvre d'un troisième mandat.

Roberto Tshahe Da Cruz