À la veille de la marche annoncée par l’opposition pour ce mardi 15 septembre, Jean-Marc Kabund appelle à une forte mobilisation à Kinshasa et dans les provinces. L’ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale présente cette manifestation comme une occasion pour la population d’exprimer pacifiquement son mécontentement face à la gestion du pays par le pouvoir en place et au débat autour de la loi sur le référendum.
Lors d’une matinée politique organisée dimanche 13 septembre au siège de son parti, le président de l’Alliance pour le changement (ACh) a évoqué le caractère éphémère de tout pouvoir, invitant les dirigeants actuels à tirer les leçons de l’histoire.
« Je vais lancer un message au pouvoir pour lui dire ceci : un pouvoir éternel n’existe pas. S’il faut faire allusion à l’histoire des empires et royaumes qui ont existé dans le monde, on se rendra compte qu’ils ont connu l’apogée et le déclin. Le 15 septembre, nous serons dans les rues pour manifester pacifiquement notre mécontentement en rapport avec la gestion du pays par le pouvoir en place, tel que permis au peuple, souverain primaire, dans la Constitution », a-t-il déclaré.
Pour Jean-Marc Kabund, cette mobilisation doit également permettre au peuple d’exercer les droits qui lui sont garantis par la Constitution. Il estime ainsi que les autorités ont l’obligation de laisser la population manifester.
À Kinshasa, il appelle les manifestants à converger vers l’enceinte du Palais du peuple, où doit se tenir la plénière consacrée à la loi référendaire.
« Et le pouvoir a ce devoir constitutionnel de nous laisser marcher. La plénière du 15 septembre sera populaire. Vous, le peuple, souverain primaire, vous serez là. Ne craignez rien. Je suis très convaincu, au regard de la mobilisation faite, que nous serons nombreux dans les rues de Kinshasa et celles des provinces. Ici à Kinshasa, notre point de chute, c’est l’enceinte du Palais du peuple, où se déroulera la plénière. À vous qui êtes dans les provinces, rejetez les décisions des gouverneurs ou maires des villes qui vont s’opposer à cette manifestation et allez dans la rue », a-t-il renchéri.
Cet appel intervient dans un contexte de tension politique autour de la marche du 15 septembre. L’opposition entend faire de cette journée un moment de mobilisation nationale pour exprimer son désaccord avec le processus engagé autour de la loi sur le référendum.
Junior Ika