Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) exige des enquêtes approfondies après l’assassinat de Vincent Mwana Mulenda, juge à la Cour d’appel du Haut-Katanga, survenu dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026 à son domicile, à Lubumbashi.
Dans un communiqué dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD mardi 22 septembre 2026, le CSM dit avoir appris « avec une profonde consternation » l’assassinat de ce magistrat, à la suite d’une attaque attribuée à des bandits armés qui, au moment de la publication du communiqué, n’avaient pas encore été identifiés.
L’institution judiciaire condamne avec fermeté cet acte et se dit préoccupée par la montée des actes d’insécurité visant les acteurs de la justice.
« Il condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui a coûté la vie d’un haut magistrat en plein exercice de ses fonctions », indique le communiqué signé par Telesphore Nduba Kilima, secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature.
Le Conseil supérieur de la magistrature demande aux autorités compétentes de diligenter, sans délai, des enquêtes afin de déterminer les circonstances exactes de ce meurtre.
« La disparition brutale de ce magistrat constitue une perte douloureuse pour la magistrature congolaise. Elle exige des autorités compétentes de diligenter sans délai des enquêtes approfondies », a-t-il regretté.
Face à cette situation, le Conseil supérieur de la magistrature appelle également les autorités chargées de la sécurité publique à renforcer les mesures de protection des magistrats et de leurs résidences. Ces mesures doivent permettre aux magistrats d’exercer leurs fonctions « dans des conditions de sécurité et de sérénité ».
Par ailleurs, dans une interview ce mercredi à 7SUR7.CD, Jean-Jacques Kashiba, ministre provincial de l'Intérieur dans le Haut-Katanga a affirmé que la nuit même du drame, deux présumés assassins ont été interpellés lors des échanges des tirs avec les services de sécurité. L'un a été tué et l’autre blessé et gardé au ministère afin de permettre l'identification des vrais commanditaires.
Patient Lukusa, à Lubumbashi