Dialogue national : Me Luc Fikiri appelle Félix Tshisekedi à élargir la participation pour une restauration totale de la paix

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 Acteur de la société civile, Me Luc Fikiri Murefu plaide pour l’ouverture de négociations directes et inclusives entre toutes les parties impliquées dans la crise sécuritaire et politique en République démocratique du Congo. 

Dans une déclaration politique, cet avocat international spécialisé dans les droits de l’homme, résidant aux États-Unis, salue l’annonce du président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur d’un dialogue, tout en l’exhortant à en élargir le cadre de participation.

Pour Me Luc Fikiri, ce processus ne devrait exclure aucun acteur directement ou indirectement impliqué dans la crise. Il recommande notamment d’y associer les représentants de l’AFC-M23, dont Corneille Nangaa, ainsi que l’ancien président de la République, Joseph Kabila.

« Ce dont le pays a besoin, ce sont des négociations directes entre toutes les parties », affirme-t-il.

L'avocat estime que les initiatives diplomatiques déjà engagées n'ont pas encore permis de mettre fin à la crise sur le terrain. À ce sujet, il considère que l’accord signé à Washington n’a pas produit de changement significatif dans la situation sécuritaire, tandis que les discussions menées à Doha peinent, selon lui, à déboucher sur des résultats concrets.

Dans cette perspective, Me Luc Fikiri Murefu préconise une solution politique négociée, qui pourrait notamment aboutir à la mise en place d’un gouvernement de transition. Sa proposition prévoit également l’ouverture d’un processus pouvant conduire à une révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.

S’adressant directement au chef de l’État, il l’invite à faire preuve d’ouverture afin de donner toutes ses chances à cette démarche.

« Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, élargissez l’accès au dialogue pour que la paix soit totalement restaurée », lance-t-il.

Par ailleurs, Me Luc Fikiri souhaite que ces négociations se déroulent en dehors du territoire national. Il estime qu’un cadre neutre à l’étranger pourrait faciliter la participation de toutes les parties concernées et garantir leur représentation autour de la table des discussions.

ODN