Kinshasa : Jean-Lucien Bussa ordonne la suspension des travaux dans des zones à risques

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 Le ministre de l’Aménagement du territoire, Dr Jean-Lucien Bussa, a effectué une descente sur le terrain dans plusieurs sites de Kinshasa confrontés à des occupations irrégulières et à des constructions dans des zones exposées aux risques d’inondation et d’érosion.

Accompagné des équipes de l’Observatoire national de l’aménagement du territoire (ONAT), le ministre s’est notamment rendu dans le quartier Joli-Parc, dans la commune de Ngaliema, où des habitations ont été érigées au fond des ravins et dans le lit de la rivière, en violation des normes d’aménagement du territoire.

Cette descente avait pour objectif de constater l’ampleur des occupations irrégulières, d’identifier les zones à risques et de prendre des mesures préventives, notamment à l’approche de la saison des pluies.

« Quand il y a la pluie, il y a toujours des pleurs : soit des gens qui meurent par électrocution, soit des maisons emportées. Le temps est arrivé de prévenir nos compatriotes et les administrations complices qu’il ne faut ni attribuer ni construire n’importe où. Le pouvoir public va décider pour protéger ses citoyens », a déclaré Jean-Lucien Bussa.

Le même constat a été fait dans la commune de la Gombe, notamment à la Place Flamboyant et à la Place Wenge. Des espaces verts et des emprises destinées à accueillir des parcs publics y sont occupés par des chantiers privés présentés comme non autorisés.

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Face à ces occupations, le Gouvernement a ordonné la suspension immédiate des travaux concernés. Des mesures administratives et, le cas échéant, judiciaires pourraient également être engagées contre les occupants en situation irrégulière, mais aussi contre les agents publics dont la responsabilité serait établie dans la délivrance irrégulière ou frauduleuse d’autorisations.

À travers cette démarche, le ministère de l’Aménagement du territoire entend renforcer le respect des normes d’urbanisme, préserver les espaces publics et prévenir les drames liés aux constructions anarchiques dans les zones à risques.

Le message des autorités se veut ferme : la protection des populations et la préservation des espaces réservés à l’intérêt public doivent désormais primer sur les occupations et constructions contraires aux règles d’aménagement du territoire.