Kwamouth : l’armée dénonce les tracasseries des miliciens Mobondo contre les agriculteurs

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L’accès aux champs reste une source de préoccupation pour les agriculteurs du sud-est du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe. Des miliciens Mobondo réfractaires au désarmement leur imposeraient le paiement de taxes pour accéder à leurs terres ou les cultiver, selon les autorités militaires.

Le phénomène est signalé dans une zone où des poches d’insécurité persistent, en dépit des opérations de pacification engagées pour obtenir la reddition des combattants. 

D’après le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11ᵉ région militaire qui a confirmé cette information mardi 13 octobre, certains miliciens chercheraient à reconstituer leurs positions sous l’autorité d’un chef présenté sous le pseudonyme de Cobra.

Face à cette situation, l’armée appelle les éléments encore actifs à renoncer à la lutte armée et à se rendre volontairement. Elle affirme également vouloir mettre un terme aux pressions exercées sur les habitants, notamment celles qui entravent leurs activités agricoles.

« Pour nous, cela reste une forme d’insécurité et de tracasseries que nous ne pouvons pas banaliser », a insisté le capitaine Antony Mualushayi, évoquant les paiements exigés aux agriculteurs pour l’exploitation de leurs champs.

Ces pratiques surviennent alors que les autorités poursuivent les efforts visant à stabiliser le territoire de Kwamouth, marqué par les violences attribuées aux miliciens Mobondo. La persistance de groupes réfractaires constitue un défi pour le retour durable de la sécurité et la reprise normale des activités des populations locales.

Depuis février dernier, la mission de pacification menée par Eliezer Ntambwe a contribué à la reddition de plusieurs centaines de miliciens, particulièrement dans les villages situés le long de la RN17. L’armée appelle à la poursuite de cette dynamique afin de réduire les dernières poches de résistance et de permettre aux habitants de vaquer librement à leurs occupations.

Chançard Sindani, à Kenge