Création du FRN par Kabila : aucune revendication politique ne justifie la violence armée contre la nation et les civils (CNDH)

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Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu, s’est exprimé, le mercredi 14 octobre 2026, au sujet de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila.

Depuis Dakar, au Sénégal, où il a réagi en marge de la 80e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), Paul Nsapu a mis en garde contre les conséquences que pourrait avoir cette rébellion sur la protection des populations civiles et les efforts de paix en RDC.

Selon lui, aucune revendication politique ne peut justifier le recours à la violence armée contre la nation et les populations civiles. Il réagissait notamment à l’article 64 de la Constitution, invoqué par les fondateurs du FRN.

Il a toutefois appelé les acteurs institutionnels, politiques et armés à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de règlement des différends face à cette nouvelle configuration rebelle. Il les a également exhortés à préserver les engagements pris en faveur du cessez-le-feu et à ne pas compromettre les processus de paix en cours.

Le président de cette institution d’appui à la démocratie a rappelé au gouvernement congolais son devoir de protéger la population sur toute l’étendue du territoire national.

La CNDH estime qu’aucune transformation politique ou militaire ne devrait entraîner une aggravation des souffrances des populations.

Christel Insiwe