Une fillette âgée d’un an et neuf(9) mois aurait été violée par son père biologique au quartier Hernika, dans la commune Annexe dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Les faits ont été dénoncés par Coco Kanku Lukengu, ministre provinciale du Genre, Famille et Enfants, qui condamne cet acte présumé.
Alertée le mardi 20 octobre 2026, la ministre a personnellement conduit la victime à l’hôpital Jason Sendwe pour une prise en charge médicale, notamment pour des soins nécessitant des sutures. Le père présumé a, quant à lui, été acheminé auprès des services de la Police de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles, en vue des suites judiciaires.
Indignée par cette affaire, Coco Kanku Lukengu a exprimé son incompréhension face aux faits présumés, particulièrement en raison du très jeune âge de la victime et du lien de parenté avec l’auteur présumé.
« Comment ne pas éprouver de l’amertume ? C’est ton enfant, ta fille, encore un bébé. Mais tu as voulu satisfaire tes pulsions au détriment de son intégrité », a-t-elle déclaré.
La ministre a également indiqué que le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, avait été alerté de cette affaire. Elle a insisté sur la nécessité de voir la justice se saisir du dossier et établir les responsabilités.
« Que ce monsieur soit amené devant la justice pour qu’elle puisse faire son travail. Que ce monsieur puisse purger la peine qu’il mérite. Qu’est-ce qui t’a poussé à violer ta propre fille ? », s’est-elle interrogée.
Dans la foulée, Coco Kanku Lukengu a lancé un avertissement aux hommes qui se livrent à des violences sexuelles contre les enfants, appelant à mettre fin à ces pratiques qui portent atteinte à leur intégrité physique et psychologique.
« Un bébé d’un an et demi abusé par son propre père. Et on ne sait pas pourquoi. À certains hommes qui se donnent le luxe d’abuser les enfants, nous leur demandons d’arrêter ce comportement. Ce n’est pas bien », a-t-elle insisté.
Cette affaire suscite l’indignation et relance la question de la protection des enfants contre les violences sexuelles, y compris au sein de leur propre famille.
Patient Lukusa, à Lubumbashi