RDC : PHC met en avant le potentiel congolais dans la filière des huiles végétales durables à Shanghai

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Plantations et Huileries du Congo (PHC), premier producteur industriel d’huile de palme en République démocratique du Congo (RDC), a pris part à la quatrième édition de la Sustainable Vegetable Oils Conference (SVOC 2026), organisée à Shanghai, en Chine, autour du thème « Sustainability Alignment, Resilient Value Chains », soit l’alignement sur la durabilité et la résilience des chaînes de valeur. 

La rencontre s’est tenue dans un contexte marqué par les enjeux de durabilité, d’innovation et de compétitivité dans la filière des huiles végétales.

Organisée par le Council of Palm Oil Producing Countries (CPOPC), dont la RDC est membre depuis mars 2025, cette conférence a réuni des décideurs publics, des dirigeants de l’agro-industrie, des experts techniques, des chercheurs et des représentants d’organisations internationales. PHC y a participé en qualité de sponsor Platinum, réaffirmant son engagement en faveur d’une production durable d’huile de palme et d’une transformation responsable des chaînes de valeur.

Selon le communiqué de presse de l’entreprise publié le 27 octobre 2026, cette rencontre a notamment permis aux participants d’échanger sur les évolutions technologiques et réglementaires qui transforment le secteur, notamment les technologies agricoles, la traçabilité numérique, l’intelligence artificielle, les politiques de durabilité et les solutions bas carbone, dont les carburants d’aviation durables (SAF).

À cette occasion, PHC a partagé l’expérience de la RDC et contribué aux réflexions sur les conditions d’une production d’huiles végétales durable, responsable et créatrice de valeur.

 

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La protection des forêts au cœur de la stratégie de PHC

La protection des forêts constitue l’un des axes de la stratégie de développement de l’entreprise. PHC affirme s’être engagée dans une production d’huile de palme fondée sur le principe de « zéro déforestation », privilégiant la réhabilitation des anciennes plantations et l’exploitation des terres déjà utilisées plutôt que l’ouverture de nouvelles surfaces au détriment des forêts.

Sur plus de 100 000 hectares de concessions gérées par l’entreprise, environ 30 % sont consacrés aux plantations de palmiers à huile, tandis que les 70 % restants sont constitués de forêts préservées et de terres utilisées par les communautés locales pour leurs activités agricoles. L’entreprise indique également développer des pratiques agricoles durables et régénératrices, améliorer la gestion des sols et réduire son empreinte environnementale grâce, notamment, au recours accru aux énergies renouvelables et à la valorisation des sous-produits industriels.

Dans ce contexte, Monique Gieskes, directrice générale de Plantations et Huileries du Congo (PHC), a souligné la nécessité de concilier l’augmentation de la production d’huile de palme et la préservation du patrimoine forestier de la RDC. Elle a rappelé que le bassin du Congo représente un patrimoine naturel majeur dont la protection doit accompagner le développement de la filière.

« Le développement de la filière palmier à huile doit impérativement s’inscrire dans une démarche durable. Le bassin du Congo abrite l’un des plus importants massifs forestiers tropicaux au monde : préserver ces forêts et leur biodiversité est, pour nous, une responsabilité majeure. En RDC, l’avenir de la filière dépend de notre capacité à accroître les rendements sur les terres déjà exploitées, à réhabiliter les plantations arrivées en fin de cycle et à généraliser des pratiques agricoles plus performantes et plus responsables. Notre ambition est claire : produire davantage tout en préservant notre patrimoine naturel », a-t-elle déclaré.

Au-delà de la protection de l’environnement, PHC met également en avant le développement économique local et l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales établies dans ses zones d’implantation.

Dans le cadre de son programme « Planteurs partenaires » (Partner Growers), l’entreprise apporte un appui technique aux producteurs afin d’améliorer leur productivité, la qualité de leurs récoltes et l’adoption de pratiques agricoles durables.

Par l’intermédiaire de la Fondation PHC, créée en 2023 pour structurer ses initiatives sociales, l’entreprise affirme avoir contribué à la mise en place de 96 organisations de producteurs agricoles dans les provinces de la Tshopo, de la Mongala et de l’Équateur. Ces organisations regroupent près de 2 000 membres, dont 20 % de femmes. Les producteurs bénéficient notamment de semences, d’un accompagnement technique et d’un soutien à la commercialisation.

Pour Monique Gieskes, directrice générale de PHC, l’accompagnement des petits producteurs ne doit pas se limiter à la formation, mais doit également leur permettre d’accéder aux infrastructures de transformation et à des débouchés commerciaux fiables. Elle estime que la collaboration entre les planteurs et les opérateurs industriels peut contribuer à accroître la production nationale et à améliorer les revenus en milieu rural.

« La formation ne suffit pas à elle seule. Les producteurs ont également besoin d’accéder à des unités de transformation et à des acheteurs fiables pour leurs récoltes. C’est pourquoi les partenariats entre petits planteurs et opérateurs industriels sont essentiels : ils permettent de relier les producteurs à une expertise technique, à des usines modernes et à des marchés établis, contribuant ainsi à accroître la production nationale tout en améliorant les revenus en milieu rural », a souligné Monique Gieskes, directrice générale de PHC.

La participation de PHC à la SVOC 2026 s’inscrit également dans le cadre du renforcement de la coopération entre la RDC et le CPOPC. Depuis l’adhésion du pays à cette organisation en mars 2025, plusieurs initiatives ont été engagées pour soutenir le développement d’une filière palmier à huile plus durable et plus compétitive.

En octobre 2025, une formation de trois jours consacrée aux bonnes pratiques agricoles a été organisée par le CPOPC avec l’appui de PHC. Elle a réuni cinquante petits planteurs issus des provinces de la Mongala et de la Tshopo autour de la préparation et de l’entretien des plantations, de la fertilisation, des techniques culturales et de récolte, ainsi que de la gestion et du suivi des exploitations.

Cette initiative figure parmi les premiers résultats concrets de la coopération entre la RDC et le CPOPC, qui entend renforcer les échanges entre les pays producteurs et les différents acteurs de la chaîne de valeur.

À ce sujet, Izzana Salleh, secrétaire générale du Council of Palm Oil Producing Countries (CPOPC), a insisté sur l’importance d’une coopération élargie entre les pouvoirs publics, les entreprises, les petits producteurs, les chercheurs, les institutions financières et les organisations engagées en faveur de la durabilité. Selon elle, ces partenariats peuvent faciliter les transferts de technologies, soutenir la recherche et renforcer les capacités des différents acteurs de la filière.

« Un réseau de coopération élargi peut favoriser les échanges technologiques, les partenariats de recherche, le renforcement des capacités et les investissements dans une production durable. Il peut également contribuer à définir des approches communes face aux nouveaux défis, dans le respect des spécificités de chaque filière et des priorités nationales de développement », a dit Izzana Salleh.

PHC participe par ailleurs aux principales plateformes internationales du CPOPC, notamment à la 30e réunion des hauts responsables (Senior Officials Meeting), organisée à Kuala Lumpur en 2025, et à la 31e réunion, tenue à Jakarta en juin 2026. L’entreprise contribue ainsi aux échanges internationaux sur la durabilité, l’inclusion et la compétitivité de la filière palmier à huile.

 

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À propos de PHC

Fondée en 1911, Plantations et Huileries du Congo est le premier producteur d’huile de palme de la RDC et le deuxième employeur du secteur privé du pays, avec 12 000 employés sous contrat direct. L’entreprise exploite trois sites industriels à Boteka, dans la province de l’Équateur, à Yaligimba, dans la Mongala, et à Lokutu, dans la Tshopo.

Elle gère plus de 100 000 hectares de concessions, dont environ 30 % sont consacrés aux plantations de palmiers à huile, tandis que les 70 % restants sont préservés pour la conservation des forêts et les activités agricoles des communautés locales. Sa production est entièrement destinée au marché national.

À travers ses activités agricoles, industrielles et sociales, PHC affirme vouloir contribuer à la sécurité alimentaire et au développement économique local, tout en poursuivant ses efforts de préservation des forêts, de la biodiversité et d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines.

Raphaël Kwazi