RDC : "La société Kimia Mining Investment ne détient pas le Permis de Recherche 12805", dément le CAMI 

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À travers un communiqué rendu public ce dimanche 19 septembre 2021, le Cadastre minier (CAMI) dénonce certains médias en ligne qui, selon lui, ont embouché leur trompette pour s'engager dans une nouvelle campagne de désinformation et d'intoxication de l'opinion frisant la diffamation sur la personne de son directeur général, "alors que le gouvernement a entrepris de remettre de l'ordre dans le secteur minier en l'expurgeant des activités anarchiques, frauduleuses et illicites". 

En effet, explique le CAMI, cette presse "visiblement mal inspirée, en panne de sujet et travestissant la vérité n'a trouvé mieux que de déterrer dossier litigieux du Permis de recherche (PR) 12805 à ce jour réglé, clôturé et classé". 

"Toute personne bien sensée qui consulte la Carte cadastrale et le Registre de Droits Miniers sur le site www.cami.cd, aura constaté que la société Kimia Mining Investment, soupçonnées d’activités illicites en Ituri, ne détient pas dans son portefeuille ce PR 12805. La tentative de cette société d’occuper frauduleusement le site qu’elle convoitait avait été déjouée par le dispositif de contrôle interne, malgré les complicités avérées dans la chaine d’instruction du dossier", indique le CAMI dans son communiqué.

Par ailleurs, il rapporte que la bonne gestion du domaine minier n'est pas une question qui lui est exclusive. Il n'est qu'un maillon, explique-t-il, dans la chaîne de gouvernance du secteur minier. 

"Pour sa part, le Cadastre Minier, sous l’impulsion et la supervision de son directeur général depuis 2005, a largement investi pour assumer son rôle de conservateur du Registre des droits miniers dans la transparence et l’efficacité. Ce constat vient d’être fait par l’ITIE, dans son dernier rapport assoupli qui couvre les années 2018, 2019 et la moitié de 2020. D’autres résultats sont éloquents, que cela soit par l’augmentation des recettes publiques provenant de la gestion du domaine minier, ou soit par le fait d’être une référence régionale reconnue qui a inspiré plusieurs pays africains, encouragés par la Banque mondiale, à mettre en place sur son modèle un cadastre moderne et informatisé", écrit le CAMI.

Il ajoute qu'il salue la décision gouvernementale, ainsi que l’initiative de l’Assemblée nationale d’engager un audit du Registre des droits miniers et des activités minières en générale, pour mieux identifier les véritables failles du système.

"Il en est que plus réconforté, car ces deux initiatives rejoignent les préoccupations de son directeur général, maintes fois exprimées sur l’avenir du secteur minier de la RDC qui, faute d’une politique cohérente, se désindustrialise inexorablement comme le montre l’intensification des exploitations artisanales, les conflits récurrents de celles-ci avec les activités industrielles, ainsi que la prolifération des opérateurs en marge de la légalité", conclut cet établissement.

Prince Mayiro