RDC : La solution Uniplaques dans la numérisation des plaques et la mise en place d’un guichet unique automobile

7SUR7

La reconnaissance des plaques d’immatriculation s’intègre de façon transparente à l’infrastructure de stationnement existante dans une ville. Elle crée une puissante solution d’application de contrôle du parc automobile du pays. La RDC étant l'un des plus grands pays d'Afrique avec une démographie plus dense, croissante et une population estimée à plus de 80 millions de personnes. 

Le taux de croissance estimé est actuellement à deux millions de nouveau-nés par an. À ce rythme, la RDC ajoute à sa démographie une masse équivalente à celle de certains pays africains comme le Zimbabwe et la Zambie tous les dix ans. Ce taux constant implique une augmentation des mobilités, des mouvements de personnes et de marchandises dans un avenir proche.

Eu égard à ce qui précède, la RD Congo a encore un défi majeur à relever, notamment sur l’épineuse question de l'identification des véhicules, autrement appelé Immatriculation de tous les patrimoines automobiles ; tels que les bateaux, voitures, camions, avions, remorques, motos, et autres. Il est possible que la dernière fois que ce secteur a fonctionné comme une machine bien huilée, c'était à l'époque de l'indépendance et depuis lors, le secteur n'a jamais été amélioré de manière réaliste. Ce n'est donc qu'avec l'innovation apportée par le Consortium Uniplaques que ce secteur devra connaître de réels changements. 

Ainsi, la reconnaissance automatisée des plaques minéralogiques également appelée LAPI "Lecture automatique des plaques d'immatriculation" est l’une des innovations majeurs portées dans l’écosystème de la solution Uniplaques pour la RDC, ce pays continent.

En effet, la solution du consortium Uniplaques, en plus de renflouer les caisses de l’Etat, consiste à la numérisation du système d’immatriculation fiable et sécurisé. Le projet consiste à la numérisation du système d’immatriculation et d’acquisition des documents sécurisés, parce que les certificats d’immatriculations délivrés actuellement dans l’administration en charge des transports terrestres à l’échelle provinciales et centrales sont des documents qui ne répondent plus aux normes conventionnelles notamment dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. 

Ainsi, la solution Uniplaque met l’accent sur la sécurisation et la traçabilité des documents. Et ça permet de créer une base de données à travers laquelle les services de sécurité puissent donner la sécurité nécessaire. Lorsqu’un véhicule se trouve dans une base de données, les recherches deviennent plus faciles lorsqu’il est volé ou lorsqu’il à été à l’origine d’un sinistre, nous explique le chef des opérations techniques d'Uniplaques.
Cette innovation nouvellement envisagée est exponentielle et durable pour les décennies à venir. Elle prend en compte tous les aspects vitaux et éradique tous les blocages pour offrir aux utilisateurs une réelle prestation de services.

En effet, la capitale Kinshasa compte aujourd'hui environ 18 millions d'habitants, ce qui pourrait facilement se traduire par 8 millions d'actifs automobiles en considérant tous les types de véhicules, y compris les motos. Dans la seule ville de Kinshasa, les utilisateurs doivent attendre au moins deux mois, voire trois mois maximums, avant d'obtenir tous les documents nécessaires pouvant leur permettre de circuler officiellement et légalement dans la ville avec leurs véhicules ; le délai est encore plus long dans les provinces. Cette situation a ouvert les portes au marché noir de l'immatriculation des plaques, ce qui a favorisé l'insécurité des personnes et des biens dans les transports à travers le pays.

Le coût inexplicablement élevé que les utilisateurs paient pour mettre leur véhicule en circulation s'ajoute à ce problème de délais. Les plaques sont devenues, parfois, une denrée rare dont le prix est variable dans certaines provinces du pays due à l’intervention de plusieurs intermédiaires dans le processus d’acquisition. Ce prix est environ 100 à 200% supérieur aux prix officiels. Ceci est favorisé par : le manque de transparence dans le processus de demande et une opacité dans la procédure initiée par les utilisateurs , l’éparpillement des bureaux des services officiels dans la ville, à savoir la division des véhicules de la direction générale des impôts (DGI) ou l'autorité de délivrance, la DGDA et le bureau des fraudes douanières, les banques, les assurances, etc.,

Le processus administratifs et les calendriers de travail propres pour chaque service intervenant dans la chaîne nonobstant, le manque d’intégration des systèmes, ce qui par conséquent entraîne des processus dysfonctionnels et un manque d'automatisation, de numérisation pour une optimisation efficiente dans la livraison des documents de véhicules. Tous ces facteurs de non-alignement coûtent du temps et de l'argent aux usagers.

Le manque de transparence et l’opacité dans la procédure d’obtention des plaques d’immatriculation sont à la base de l’existence des intermédiaires, ce qui favorise énormément la corruption résultant dans l’augmentation souvent exagérée des prix de délivrance des documents.

C'est pour résoudre ce dysfonctionnement que Uniplaques, consortium de gestion, en partenariat stratégique avec certaines des meilleures entreprises du monde dans le domaine , telles que Muehlbauer (Allemagne), SONILOGA (Niger) du PDG Idrissa Yao et quelques membres clés de son group, le fameux expert en écosystème, Conseiller et Directeur de Project Kouakou Marius Ndri et le DGA Marafa Mousa avec les entreprises FTS, une société du groupe Magic Software (NASDAQ : MGIC) (Israel) ainsi que les différentes sociétés congolaises multisectorielles, chacune dans son rôle principal, se sont engagés à apporter une solution innovante dans le secteur de l’identification des véhicules et autres engins roulant au niveau mondial et dans la sous-région.

Cette synergie témoigne, de la volonté des entités congolaises, comprenant mieux la complexité des réglementations locales et des processus actuels, ainsi que des partenaires technologiques, qui ont non seulement investi une année entière pour mener des études dans toute la région, mais qui ont également tiré parti de leurs expériences passées respectives pour établir une référence et des solutions adaptées à la RD Congo, compte tenu de sa taille géographique.

En juillet 2021, le Consortium Uniplaques a proposé au ministère de tutelle une solution transformatrice et repensée : "un Guichet Unique Automobile du Congo physique et techno-numérique à l'échelle nationale". 

Cette solution serait accessible à chaque citoyen dans tout le pays (26 provinces) afin d'améliorer le processus de bout en bout, depuis le moment où l'utilisateur demande des plaques d'immatriculation pour son véhicule jusqu'au moment où il les services habiletés lui délivre les documents nécessaires en un temps record.

Contrairement à un logiciel générique, il s’agit ici d’une solution clé en main, un écosystème d’Immatriculation des véhicules (ou Véhicule Registration ecosystem - VRS) conçu pour ce but par des experts ayant une expérience avérée dans ce domaine, testé dans le temps et dans l’espace car utilisé depuis des décennies dans plusieurs pays du continent.

C’est une solution innovante qui prend en compte les utilisateurs même les moins techniques avec des fonctionnalités intuitives qui simplifient la procédure administrative par la réduction du temps de traitement des demandes, la suppression des intermédiaires et une transparence de la gestion contribuant ainsi à l'accroissement des recettes.

Pourquoi un Guichet Unique Automobile, pourquoi maintenant et pourquoi en RDC ?

C’est un site commun qui vise à faciliter les formalités de mise en circulation des véhicules importés et de lutter contre la fraude dans la collecte des droits et taxes. L’importation des véhicules dits « d’occasion », qui connaît un accroissement important ces dernières années, devait générer des ressources considérables pour l’Etat congolais, en termes de perception de taxes et d’impôts. 

Malheureusement, la fiscalité applicable aux véhicules automobiles présente, de façon récurrente, un faible taux de rendement du fait des fraudes. Le manque de contrôle total par l’Etat de la chaîne des formalités, du fait de leur répartition en plusieurs endroits, rend aussi difficile la collecte de données viables sur les véhicules importés et alourdit les procédures pour les usagers. C’est pour pallier à toutes ces insuffisances que la RDC, à l’instar de celui du Benin et de la Côte d’Ivoire, du Niger ,du Rwanda ,de la Namibie à intérêt à moderniser dans le cours et moyen terme la mise en place d’un guichet unique automobile. 

Cette structure, placée sous la tutelle du gouvernement, a pour rôle de faciliter les formalités d’importation, de dédouanement et d’immatriculation de tous les véhicules importés et destinés à être mis en circulation en RDC permettant ainsi à l’Etat de rentrer dans l’effectivité de la collecte de ses différents droits et taxes liés au secteur.

Pourquoi maintenant et pourquoi en RDC ?

Pour les promoteurs de la solution Uniplaque, c’est un projet innovant qui répond   à la vision de la modernisation des services de Felix Tshisekedi qui avait clairement donné le ton en déclarant : « Nous ne pouvons pas continuer à gérer les services publics et les prestations de manière médiocre ». 

En outre, en raison de l'intégration et de la liberté du commerce régional et de la circulation des personnes, la RD Congo étant au centre du continent doit être en mesure d'interagir numériquement avec les autres pays. Enfin, en raison du plan de numérisation mis en place par le président de la République démocratique du Congo. Tous ces éléments sont des catalyseurs de la croissance afin de débloquer la future vague de productivité, qui est l'ingrédient de la croissance des revenus.

Le consortium Uniplaques a des dirigeants visionnaires qui ont compris la vision du président Tshisekedi pour le pays et se sont donné pour mission d'accompagner le gouvernement, en particulier le ministre des finances, par le biais de la division véhicule de la DGI, en veillant à ce que cette division soit transformée en un Guichet Unique Automobile moderne par le biais d'un Contrat de partenariat public privé (PPP) qui verra tout d'abord la division véhicule dotée des installations appropriées et bien équipées avec les outils nécessaires tout en rassemblant les diverses activités celle-ci sous une plateforme physique et numérique, dans l'effort de réduire le délai de livraison et de s'assurer que l'ensemble du processus de bout en bout est bien orchestré sous un écosystème d'usine locale connectée.

L’objectif du Guichet unique, est de raccourcir les délais en passant de 3 mois en moyenne pour sortir un véhicule, à 10 jours délai maximum. Il s’agit aussi de permettre au client de suivre son dossier et de constituer une base de données qui peut être consultée par les différents services, ainsi que par les clients. Le Guichet unique évoluera in finé vers la dématérialisation et aura pour avantage, selon un cadre de l’administration des transports terrestres, de sécuriser les recettes de l’Etat, à travers une procédure transparente.

Numériser et interconnecter toutes les plateformes.

C’est le principal enjeu de ce processus innovant qui consiste à promouvoir la transparence pour les utilisateurs, le gouvernement et tous les partenaires impliqués dans la chaîne de valeur. C'est la raison pour laquelle Uniplaques a été formé en tant que consortium afin de réduire tous les risques liés à l’ interdépendance dans l'exécution du dit Project en sélectionnant comme partenaires stratégiques des champions régionaux et globaux tels que SONILOGA, Muehlbauer, FTS/Magic Software avec comme conseiller technique local un arsenal d'experts congolais bien informés dans les domaines numérique, industriel, financier, juridique, règlementaire et du développement sous le leadership du PDG Serge Kasanda Lusamba du Groupe Serkas.

La réalisation du projet Uniplaque se finance sur une combinaison d’investissement en fonds propre et une partie en accompagnement bancaire, un investissement entièrement financé localement et dirigé par des institutions financières et industriel locales .

Compte tenu de l'urgence, de l'insécurité qui découle de l'absence d'un tel écosystème dans le pays, avec une étude du marché local et une bonne connaissance de l'engagement gouvernemental sous la forme de PPP. Les institutions financières, les acteurs clés ou les partenaires stratégiques ont tous selon les informations en notre possession pesé dans la balance après un exercice minutieux, bien chiffré du projet.  

CP