La Société anhui Congo d’investissement (SACIM), implantée dans la province du Kasaï-Oriental, est à bout de souffle et menace d'arrêter avec la production du diamant industrielle dans cette région centre de la République démocratique du Congo.
Selon le président du syndicat des agents, cette société, avec une production mensuelle de 300 000 carats de diamants, est aujourd’hui confrontée à des difficultés causées par des restrictions du ministère des Mines sur la vente de ses pierres précieuses.
"Le CEEC nous impose le client, fixe le prix comme il veut et ce qui fait mal, ce prix-là est toujours inférieure au coût de production. Nous dépensons 14$ pour extraire un carat de diamant, mais on nous oblige de le vendre à 8$", indique la délégation syndicale des agents de la SACIM.
Les agents de la SACIM réclament la révocation de l’arrêté ministériel n°0049 du 22 février 2022, signé par l’ancienne ministre Antoinette Nsamba Kalambayi, ainsi qu’à la position actuelle du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC).
"Nous demandons que cet arrêté soit abrogé, ça, c'est un. Deuxièmement, que le CEEC se retire dans la vente du diamant SACIM ", a-t-il poursuivi.
Il rapporte que les agents de la société minière SACIM vivent dans une précarité totale depuis bientôt une année.
"Nous totalisons 12 mois d'impaiement. Et ça fait 3 ans, les familles des travailleurs vivent dispersées", ajoute-t-il.
Il convient de noter que la fermeture potentielle de la SACIM, l'unique entreprise viable pour le moment dans cette région du pays, pourrait entraîner une chute totale de l'économie dans le Kasaï-Oriental.
Kazadi Lukusa, à Mbuji-Mayi