Le gouvernement de la République démocratique du Congo a salué, ce samedi 24 janvier 2026, la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings de confirmer la note souveraine du pays à «B-», tout en relevant sa perspective de «stable» à «positive». Cette évolution est perçue comme un signal fort des progrès accomplis en matière de réformes économiques et financières.
Dans un communiqué officiel publié par le ministère des Finances, dont 7SUR7.CD a pris connaissance, l’exécutif congolais estime que cette décision reflète la résilience de l’économie nationale face aux chocs internes et externes, ainsi que les efforts soutenus engagés depuis plusieurs années pour renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques et accélérer les réformes structurelles.
Selon le gouvernement, cette révision positive s’inscrit dans la continuité de l’amélioration de la notation souveraine intervenue en 2022, lorsque la RDC est passée de «CCC+ » à « B-», confirmant ainsi une trajectoire économique globalement favorable.
S&P Global Ratings fonde notamment sa décision sur plusieurs évolutions jugées positives. Parmi celles-ci figure la baisse significative de l’inflation, désormais revenue à des niveaux à un chiffre en 2025, après une période marquée par de fortes pressions inflationnistes.
L’agence met également en avant la résilience de la croissance économique, portée par la bonne performance du secteur extractif et par un regain d’activité dans les secteurs non extractifs. À cela s’ajoute une gestion prudente de la dette publique, dont le niveau demeure parmi les plus faibles au monde, grâce à une politique d’endettement maîtrisée et privilégiant les financements concessionnels.
Par ailleurs, le renforcement des réserves internationales et la stabilité accrue du marché des changes ont contribué à améliorer les marges de manœuvre externes du pays.
Commentant cette décision, le ministre des Finances, Doudou-Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, a estimé que l’amélioration de la perspective constitue un facteur clé pour renforcer la confiance des investisseurs, alors que la RDC envisage un accès aux marchés financiers internationaux au cours de l’année.
Il a, par ailleurs, mis en avant la décélération de l’inflation, qui s’établit à 2,09% en glissement annuel à fin décembre 2025, contre 23,8% en décembre 2023 et 11,7% à la même période en 2024. Cette amélioration est attribuée, entre autres, à une meilleure coordination des politiques conjoncturelles.
Le ministre a souligné que ces perspectives positives traduisent les progrès concrets réalisés dans la restauration de la stabilité macroéconomique, sous la conduite du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment à travers la réduction de l’inflation, le maintien de la discipline budgétaire et une gestion responsable de la dette publique, tout en poursuivant les investissements dans les secteurs prioritaires.
Le gouvernement, dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, réaffirme sa détermination à poursuivre et à approfondir ces efforts. Les priorités demeurent axées sur la mobilisation accrue des recettes intérieures, l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des dépenses publiques, l’approfondissement des réformes structurelles et la diversification de l’économie, dans l’objectif d’assurer une croissance durable et inclusive.
Chançard Sindani