RDC : « La Constitution doit évoluer afin de s'adapter aux réalités et défis actuels » (députée Grâce Neema)

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La députée nationale Grâce Neema n’est pas restée de marbre face au débat autour de la révision ou du changement de la Constitution, qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans l’arène politique en République démocratique du Congo.

Dans une dépêche transmise ce lundi 9 mars 2026 à 7SUR7.CD, la questeure adjointe de l’Assemblée nationale estime que la Constitution doit évoluer afin de s’adapter aux défis actuels du pays. Selon elle, dans toute démocratie moderne, une Constitution ne peut être considérée comme un texte figé.

« Une Constitution n’est pas un texte figé ad vitam aeternam. Elle doit évoluer avec les défis sociopolitiques auxquels la Nation est confrontée », a-t-elle argumenté.

Tout en indiquant que la question constitutionnelle doit être abordée avec responsabilité et lucidité, la parlementaire rappelle que plusieurs grandes démocraties ont procédé à des révisions constitutionnelles au cours de leur histoire afin de renforcer leurs institutions et d’accompagner les transformations de leurs sociétés.

Dans cette dynamique, Grâce Neema dit s’inscrire dans la démarche initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui, lors de son passage à Kisangani en 2024, avait appelé les Congolais à une réflexion collective sur les limites et les faiblesses de la Constitution adoptée en 2006.

Pour l'élue d’Ango, dans la province du Bas-Uele, cet appel du chef de l’État doit être pris au sérieux par la classe politique.

« Le peuple souverain attend de nous, responsables politiques, de lever toutes les options majeures liées à son développement et de proposer, avec courage et sens de responsabilité, les réformes nécessaires pour que nos institutions répondent réellement aux attentes de la population », a-t-elle expliqué.

Elle souligne par ailleurs que la République démocratique du Congo fait aujourd’hui face à de nouveaux défis, notamment en matière de gouvernance, de sécurité, de développement et d’efficacité institutionnelle.

« La Constitution doit évoluer afin de s'adapter aux réalités et défis actuels », a-t-elle dit.

Dans ce contexte, adapter la Constitution apparaît, à ses yeux, comme une démarche légitime visant à renforcer l’État et à améliorer le fonctionnement des institutions. L’objectif, insiste-t-elle, doit rester de doter le pays d’un cadre institutionnel plus adapté aux réalités nationales et capable de répondre durablement aux aspirations du peuple congolais.

Depuis plusieurs mois, le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle alimente les discussions dans la classe politique et au sein de l’opinion publique. Certains acteurs de la majorité se disent favorables à une réforme de la loi fondamentale, tandis que plusieurs figures de l’opposition mettent en garde contre toute initiative susceptible, selon elles, de remettre en cause l’équilibre institutionnel ou la limitation des mandats présidentiels.

Merveil Molo