Élections à la FECOFA : Ngoy Kasanji s’oppose à une éventuelle candidature imposée de Véron Mosengo

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Le candidat à la présidence du comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Ngoy Kasanji, a dénoncé ce qu’il considère comme des manœuvres visant à influencer le processus électoral en faveur de Véron Mosengo-Omba, actuel secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF).


S’exprimant au cours d’une interview accordée à la presse, le député national a affirmé maintenir sa candidature tout en se disant préoccupé par des informations faisant état d’une possible ingérence extérieure dans l’organisation des élections à la tête de la fédération.


« Je confirme que je suis candidat à la présidence du comité exécutif de la FECOFA, mais nous avons des informations qui ne sont pas de plus en plus bonnes. Il y aurait des manœuvres au niveau de la FIFA pour qu’on nous impose Véron Mosengo comme président de la FECOFA en violation des textes. C’est-à-dire que notre fédération restera toujours les mains liées », a-t-il déclaré.


Ngoy Kasanji est également revenu sur la mise en place du comité de normalisation instauré par la Fédération internationale de football association (FIFA) pour gérer la transition au sein de l’instance dirigeante du football congolais, une décision qu’il estime injustifiée.


« Déjà qu’on nous a imposé le comité de normalisation alors qu’il n’y avait pas lieu. Et donc la souveraineté de la fédération et des ligues nationales n’est pas effective. Pourquoi notre fédération doit-elle être gérée par la CAF ? Nous devons nous libérer en organisant des élections transparentes », a-t-il poursuivi.


Ancien président de la coordination de Sa Majesté Sanga Balende et actuel député national, Ngoy Kasanji dit ainsi dénoncer ce qu’il qualifie de manipulation du processus électoral au sein de la FECOFA.


Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de l’organisation des élections au sein de l’instance faîtière du football congolais. Un autre candidat déclaré à la présidence de la fédération, Aziz Makukula, avait également dénoncé récemment une manipulation du processus électoral après l’annonce du report du scrutin.


Initialement programmées entre mars et avril 2026 pour les ligues nationales et le comité exécutif, les élections ont été repoussées au mois de mai par la FIFA, qui évoquait un manque de moyens financiers pour assurer la tenue de ces assises.


Depuis la mise en place du comité de normalisation chargé de conduire les réformes statutaires et d’organiser les élections, il y a trois ans, la question de la gouvernance de la FECOFA continue de susciter des réactions au sein du football congolais.


Gede Luiz Kupa