Le réseau des parlementaires pour les droits de la santé sexuelle et reproductive s’est engagé à soutenir la révision de la loi relative à la santé sexuelle et reproductive en RDC, afin d’y intégrer les recommandations du Protocole de Maputo.
L’annonce a été faite par la députée nationale Christelle Vuanga, à l’issue d’un atelier organisé à Kinshasa, le vendredi 20 mars 2026, avec l’appui technique et financier d’IPAS RDC.
Cet atelier visait à clarifier les valeurs des parlementaires en matière de droits sexuels et reproductifs.
La députée Christelle Vuanga, vice-présidente du Réseau des parlementaires pour les droits de la santé sexuelle et reproductive, a rappelé la responsabilité des législateurs dans ce processus.
« La question sur notre table est de savoir comment harmoniser les textes. À travers le Réseau des parlementaires pour les droits de la santé sexuelle et reproductive, nous voulons parvenir à une harmonisation des textes légaux afin de sécuriser à la fois les femmes et les prestataires, et de promouvoir un environnement favorable aux droits des femmes », a-t-elle déclaré.
Elle a précisé que plusieurs initiatives législatives sont en cours, notamment l’amendement du Code pénal et d’autres lois spécifiques, qui seront présentées à l’Assemblée nationale par son réseau.
Le docteur Guy Mukumpuri, du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR), a insisté sur le renforcement des capacités des députés.
« Nous avons travaillé avec les députés pour clarifier leurs valeurs en vue de faire évoluer leurs attitudes. L’objectif est qu’ils deviennent des défenseurs de ces droits et qu’ils adoptent des lois adaptées, notamment en matière de déontologie médicale, dont certaines dispositions sont aujourd’hui obsolètes », a-t-il expliqué.
Cet atelier, qui a réuni des députés nationaux, des experts juridiques du ministère du Genre, Famille et Enfants ainsi que des juristes, intervient alors que le deuxième rapport-pays sur le Protocole de Maputo a été transmis au ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, pour transmission à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine.
Bob Bondo